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LF.TTRES. — III. — A DIVERSES PERSONNES.
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(jiie l(.^inoi;^nn.:e du sonlimor)! (|un vous ru avez. Je Iniif DiiMi do V(»lre saiilù, ol lo supjdie do 1.1 vous conliriner, ol <lo vonsdonnor jo iiioyeti d'/ir'(niii|ilir sos (ouvres ol .ses dossoitissnr voire (iiocùse. J'ni su les liruits qui onl couru, el non ai ou nucuno aniio |MMis(^o, (jue do les flUrihuer à ceux (}ui, h moi) avis, lénioignoril |iartnul un |)eu trop de soin iW roiliorclier leur iiilérAt, et convorlir loul h leur avantage ; ce (jui oblige h y déférer moins. Je n'ai fail autre jugement sur ces discours, (pie celui-là ; el ipie c'est Dieu qui vous exerce intérieurement el exlérieurement, [lour vous dis;ioser à lui rendre v<»s devoirs en la vocation en la(|uelle il vous a appelé. Le tJévot usage «le ce verset de Davul [)eul servir à cela : Kxspecta Duminum, virililer afje ut confortetur cor liium, et susiine Dinninum. {Psal. xxvi, IV.) Kl en re peu de paroles il y a beaucoup de points très-salutaires à l'Ame exercée de Dieu en la terre. Je le sup[>lie do vous en donner l'into ligonce et la |)rali(pie, et la part à Jésus-Christ son Fils Notre-Soigneur, et à sa tres-sainto .Mère, que porte leurs grandeurs et mystères. Je suis en eux.
LETTRE CLXXXVllI.
A MADAME LA DUCHIiSSE DE LORRAINE.
Il prend sujet du sacré temps de l'Avent auquei il écrit à Son Altesse de lui parler de l'obligation des Chrétiens de prendre vie en Jésus et en Marie.
Madame,
Il faut que je vous supplie très-humblement, me permettre d'emprunter la main d'autrui, pour répondre à la lettre qu'il vous a plu m'écrire, d'autant que je suis actuellement molesté d'une lluxion sur les yeux qui m'arrive souvent. C'est pour vous témoigner, Madame, que nous ne mettrons jamais en oubli nos respects et nos devoirs envers Votre Altesse, ei que comme nos obligations sont perpétuelles envers vous, aussi lesoinque nous devonsavoir de vous servir, sera |)erpétuel et ne manquera jamais. Et si tant est que je ne puisse vous envoyer sitôt le P. Charles comme je le voudrais, je ferai [)arlir un des nôtres ex[)rès pour vous rendre le service que nous devons et qu'il vous plaît attendre et désirer do nous. Le saint temps de l'Avent, auquel je vous écris la présente, ne me [»ermet pas de la (inir sans vous représenter. Madame, que c'est le temps heureux auquel le Fils de Dieu prend une vie nouvelle pour nous donner la vie. Il est la vie, et il veut toutefois prendre une vie nouvelle qu'il n'avait Ç oint encore ; et il la veut prendre dans la ierge qui est la vie aussi, car ainsi l'appelle l'Eglise dans ses offices : Vita, dulcedo, et spes nostra, salve ; et elle est digne d'être nonmiée la vie par excellence, puisqu'elle donne la vie à Jésus qui est la vie même et l'auteur de la vie. Ce sont deux objets que ce tem[)S nous représente. le(juel e>l dédié à honorer Jésus et Marie, et encore Jésus en
Marie, c'est-h-dire Jésus donnent vie ?» la N ierge, ol recevant vie de la \ ierge loul ensemble. Ain>i ce temps est un temps de vie, car il jiorte, il contient, il annonce doux vies, qui e\( èdont toute autre vie, la vie de Jésus en .Mario, et la vie de .Marie en Jé-us ; deux vies en la terre, deux vies nouvelles, deux vies saintes, deux vies rares et excellonies, et deux sources de vie en la terre et au ciel, et (jui doivent occuper saintement notre vie en la terre. Votre piété. Madame, nie fait représenter ces deux vies à \ rure Aliesx.', pour servir d'objet Jj votre vie. cl vous donner lumière, conduite et consolalion parmi les tônèbres et les misères de cette vie. Délaissons pour un peu les sollicitudes de notre vie mimaine, pour penser 5 Jésus, et .'i Jésus vivant d'une vie nouvelle en la tiès-sainte \ ierge, et d'une vie adorable et adorée des anges en leur lumière de gloire. Cette vie deJésusestia vieque nous devons contempler en ce saint temps ; c'est la vie h latjuelle nous devons adhérer pour tous les siècles, car Jé^us est tellement la vie, qu'il veut être notre'vie. N'oilb, Madame, la vie que je propose à Votre A liesse, et que je lui souhaite comme celui qui est, etc. Décembre 1G26.