‹ Œuvres complètesChapitre 417 sur 540 · I. Le changement que Votre Sainteté a · texte numérisé non relu

I. Le changement que Votre Sainteté a

LKTTIIKS. — III. — A DIVEUSFS PKHSONNKS.

voulu faire en moi le 30 noûl, ni" romplil (i'étoiiiKMiHMil et non pas dr. (oiitciiloinctil, et me ilf»nri(! gmiid .«njct (Je crainte el non irt^jouissance. l*ar l'ordonnance de N'olre Sainteté, je me vois en une condilinri (|ui ui'accalile et m'aliime, au li('i4 de m'élever, et nie met dans les Ilots plus f^'rands ci plus périlleux (pu; ceux dont la main du Fils de Dieu a relire saint Pierre, lors(pril marchait sur les eaux avec lui. ICI si jonc voyais el révérais le niùme Jésus-Christ en la personne du Voire Saintelé. qui me conmionde de recevoir celte dignité, je croirais me devoir rendre plutôt à mon appréhension (pi'.^ J"ncce|;t.ilion de cette charge; car elle est environnée d'autant de péril (|uc de grandeur, et je dois craindre l'un et fuir l'autre. Mais Votre Sainteté porte les oracles de Jésus Christ en la terre, et je dois révérer en la personne d'Urhain \ III celui-là môme qui airermit saint l'ierrc/iu milieu des eaux. Kt écoutant la voix de Voire Sainteté, j'écoute la voix de celui (pii a dit : Ovpx tncœ vocein vuam audiuut. (Juan, x, IG.)

II. C'est ce qui m'oblige à me soumellre en [laix à l'ordonnance que ^'otre Sainletô fait sur moi, et à la disposilioii que vous vouh'Z faire de moi, puisque je suis à vous par Jésus-Clirisf, et que vous êtes à Jésus- Christ par lui-môme, et qu'il a voulu vous donner en la terre la [dus grande autorité qu'il y ait voulu laisser, en laissant Ja terre pour s'élever au ciel.

III. Je ne veux pas considérer cette dignité nouvelle des yeux dont le monde la regarde. En ce sens, mon devoir et ma profession m'en éloigne, et je ne pourrais pas rendre grâces à Notre Sainteté de m'y avoir appelé, sans offenser la sincérité et là vérité que je dois à Notre Sainteté même.

IV. Puisque vous me commandez de l'acrepter, je la regarde et la reçois comme une liaison nouvelle à l'Eglise deDieu, à Jésus- Christ qui en est le chef, à Votre Sainteté qui en lient le lieu en laterre. Ktcomme une obligation nouvelle, en servant à Jésus- (^hrist et h son Eglise, de dépendre de vous, de qui Dieu veut que luniveis dépende en la chose du monde la plus sainte, la plus auguste et la plus imporlante, ([ui est le salut.

V. Je la reçois en ces [icnsées, cl je rends grâces à Votre Sainteté d'avoir daigné me lier de nouveaux liens avec le Fils de Dieu, qui s'est joint à nous par sa pcr>onnc divine et par notre nature humaine, et oiîie à Notre Sainteté toute la soumission, obéissance et servitude que le moindre des prêtres doit à un si grand prt^lre de l'Eglise de Dieu, et que le plus humble et le plus obligé de tous ]es cardinaux doit au Sainl-Siége et à Voire Sainteté, de laquelle je suis.

LETTIIE CXCVI.

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