AL CARDINAL BARBERIN
Sur sa promotion.
Quoique la qràce lui fanf^e regarder cette ilt- (jnité comme une condition pleine de péril, il ne laisse pas d être très-reconnaissan!
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envers ceux (/ui lui onl téinoùjné affertian et rslimr en cette occasion.
Monseigneur,
C(; m'était assez de faveur d'avoir l'honneur de votre bienveillance, et si je l'ose ainsi présumer, d'ôlre |iar votre moyen en (juehpie estime et conliance dans l'esprit d<? Sa Sainteté, sans recevoir de vous cette faveur si grande et si particulière, que d'ôlre élevé à l'éminente dignité lacpjelle il vous iilait m'annoncer par vos l»;tires. .Moins jo l'ai méritée et fioursuivie, d'autant plus je la dois h votre aifcction envers moi, et à vos instances [larticulièies vers Sa Sainteté- A la vérilé.je vois tant de grandeur el de [)éril en celt(! dignité, que je crois êlre obligé selon Dieu, de la craindre et apfiréhender grandement; et je désire conserver ce sentiment loute ma vie, pour me servir de garde au milieu des dangers. Je crois semblablemeiit devoir prendre aussi peu de contentement en cette dignité, après l'avoir reçue de Sa Sainteté, que je devais y avoir peu de pensée, d'inclination et de [)Oursuite, avant qu'elle me fût conférée. Mais comme je dois rendre à Dieu tidèleraent ces deux dispositions par égard à moi-môme, aussi par é^ard à la faveur et dignité que je reçois, je me liens obligé de rendre humblement et affectueusemenlà Votre Seigneurie illustrissime, ce que je lui dois de sentiment et de gratitude, pour avoir voulu penser à moi en un sujet qui surpasse autant mes mérites que mes désirs et pensées. Et je veux vous rendre autant de respect et de service que si je l'avais grandement poursuivie et désirée. Je vous supplie très-humblement me faire l'honneur de le croire et d'en recevoir l'assurance que je vous en donne j)ar la [(résente, el me tenir à jamais.