A MONSEIGNEUR LE COMMANDEUR DE SILLERY
// recommande l'établissement de l'Oratoire à Rome, et lui représente que M. le chancelier son frère, ayant beaucoup contribué à la naissance de COraloire en France, il est convenable quil contribue à son progrès.
Monseigneur , Nous devons notre premier établissement en France à Mgr le chancelier votre frère, lequel en son voyage d'Italie |)rit un si grand goût en la communication de Baronius jtrêtre de l'Oratoire à Rome, qu'il ne cessa du depuis d'insister continuellement après moi, pour m'employer à donner conmiencemenl à cette institution en France ; et Dieu vous a voulu réserver notre établissement en la meilleure viiledu monde, et la plus souhaitable à notre })rofession. D'autant plus que cet établissement est en un lieu auguste en soi-même, si important à la chrétienté, si nécessaire à notre condition, d'autant plus devons-nous estimer et reconnaître par-dessus tous les autres ce bienfait signalé , et par-dessus tous les autres établissements qui nous ])euvent jamais arriver. Tellement que, et notre naissance en la France, et notre accomplissement à Rome, se trouvent conjointement dus à votre maison, en la personne des deux sujets plus illustres et célèbres qu'elle a donnés à la France, vous et
LKTTIŒS. - III. — A DIVEIlSES l'IUSONNES.
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MjÇr le «linnceliiT ; {ilin que nous sa- «liious comriio nous devons ôlre enliùrcnicnl vôtres, y éi.inl ol)ligés par des li»'ns el en^ngenioMls si puissants el si lé|4itinies. D'aulanl plus, Monseigneur, (pu; cet établisseuicnl n »''lé pr(>jel6 tJo lorigteinps, et tra- Tersù longuenient ; nlus nous sonunes vos re levables el plus il seuiMo (juo Dieu vous Ta réservé ( oniine ne jiouvani ÙUv terminé que par votre grande et s;ige conduite. Il n'y a point de parole .sulli>aiile à reconnaître ce que nous devon», ni h expritner ce que nous sentons en relie ohligalion. Il vaut mieux (juo nous deu.eurioiis en silence cl en prières devant Dieu, le suppliant de satisfaire pour nous, puis()ue c'est lui que vous regardez en nous, et do l)énir votre âuie et vos actions, de sa sainte conduite et de sa grAce plus parliculière. C'est ce que votre piété daigne désirer de nous ; c'est à <luoi notre devoir el profession nous obligent.