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pelé les Pères de l'Oratoire pour leur confier la direction du stlminaire. I,e neveu était au con- Iraire o|>iiosé aux Pères de l'Oiaioire, et il voulait les forcer à (luiller cet élalilissenieiit.
Je me (latte (lue, dans le mftme temps nue Dieu dis[»ose les jjIus grands seigneurs (lu royaume (169) à nous introduire où nous n'étions pas, Votre (irandeur ne soullrira pas (pje les mau vais conseilsdes gens tpii ne rHJUs aiment guère, nous fassent chasser de votre diocèse où votie respectable oncle nousavail attirés et reçus avec tant de joie. J'envoie à M.lcon le P. Kustache (iawll, pour remplacer lejsupérieur. C'est un homme sage et prudent, je le crois très-propre à terminer tous nos ditrérends au gré de Votre (irandeur; et je n'ai rien [)lus à cœur que de faire en sorte, non-seulementqueles clausesde notre traité, mais encore la |)ersonne qui doit les passer avec vous, vous soient agréables.
LETTRES REIATIVCS AU MARIAGE n'nENRFETTR DE FRANCE AVEC LE PRINCE DE GALLES.
L — Extraits d'une lettre aux rninislres de Louis XlJl.
Le P. de Bérulle avait été chargé par le roi de solliciter du Pape la dispense néce-s.iire pour le mariage de Henriette de France avec le piince de Galles. Il rend compte de sa mission par la lettre suivante.
C'est le Style de celte cour (170), de ne pas tenir pour valable la parole dei> hérétiques ; d'ailleurs, le roi d'Es[)agne a donné J écrit qu'on demande au nôtre ; le P,)j)e me l'a fait voir en original parmi ses papiers. Il ajoutait : une autre des conditions arrêtées entre les rois d'Angleterre et d'Iîsj'agne, était que le roi Jacques et son (ils donneraient parole d'honneur que, par quelque raison que ce fût, le mariage de rinfante ne serait jamais dissous. Ils firent mettre cette clause, parce qu'ils sont dans celte 0[)inion,que les hérétiques ne tiennent pas lindissolubililé du mariage, et les cardinaux proposaient d'en mettre autant pour le nôtre. Mais je les ai priés de considérer que cet intérêt regardait le roi, et nullement eux; que Sa Majesté et ceux de son conseil y auraient égard; qu'il sullisait de l'en avertir, sans faire déj)endre la dispense de cette clause, ni d'aucune autre nouvelle, parce qu'il nous la fallait pure et simjjle, et sans condition; qu'après tout ils se forgeaient vraisemblablement de vaines terreurs ; que jamais nos héréti(jues de France n'avaient ni pratiqué, ni prêché la dissolution dumariage; qu'elle est sans doute aussi inconnue en Angleterre, et que la meilleure caution que |.ût avoir la princesse, qu'on n'en viendrait jamais à rompre le sien, était dans la
(170) De la cour romaine.
(161)) Le prince de Condé , les ducs de Vendôme et de Longueville.
qualité de sœur d'un grand roi assez puissant et assez voisin pour ne passouifrir qu'on lui
fit un pareil atfront
Il nous a paru que la cour de Rome n'aurait plus d'inf|uiélude sur cet article, si, au lieu que notre écrit porte, que le mariage se fera selon la forme usitée dans l'Eglise catholique, nous n)ettions, selon Vusage et les lois de ladite Eglise. L'ambassadeur a trouvé bon de leur passerce petit changement, qui n'exprime après tout que le même sens que le roi avait dans l'esprit, en formant ce deuxième article, et qui contente à peu de fraisées Messieurs, en obligeant, ce leur semble, le roi anglais de reconnaître que le maria'ge est indissoluble dès qu'il est fait selon les lois de iEglise, suivant lesquelles il est essentiellement lel.
Les cardinaux ont été quelque tempsdans la pensée de dresser un formulaire de serment, pour être prêté par les catholiques anglais h leur prince, à la place de ceux qu'on avait exigés sous la reine Elisabeth, et du nouveau serment (de suprématie) qui leur fait tant de peine. Mais nous leuravons fait entendre que cette matièreétait tropé[»ineuse pour qu'il leur convînt d'y toucher ; qu'il y aurait trop de didkullés avant que de réussir ; que le roi Jacques ne songeait [tins à exiger de pareils serments ; qu'il s'en était expliqué, et que ce serait l'y faire penser que d'en proposer un nouveau modèle ; qu'après tout quand il aurait dessein d'en faire, vu les préventions contre le Saint- Siège oij il avait été élevé, il suffirait que ce serment vînt de Rome, pour que ni lui, ni les siens n'en voulussent point; qu'il valait donc beaucout) mieux attendre, si dans la suite il venait à lui parler de nouveau, qu'il le conceriât avec notre roi, avec qui il devait convenir de celui qu'il ferait prêter aux ollkiers de la maison de notre princesse... Je pensequ'il ne se parlera plusdu serment [irojeté, et j'ai assuré ceux avec qui je négocie qu'il ne fallait [)las rien attendre de nous; que le traité était clob ; qu'il ne s'agissait de leur part que d'examiner nos articles, et sur iceux dire nettement s'ils accordaient ou refusaient la dispense; que nos articles étaient plus que suuisants pour les y obliger devant Dieu, s'ils ne voulaient pas se rendre responsables, à la face du monde chrétien, de tous les inconvénients où ils jetteraient l'Eglise et les catholiques, s'ils faisaient manquer cette atfaire Cette cour a sa conduite et ses princi(»es bien ditTérents de ce qu'on en jugeraitavant de l'avoir éprouvé soi-même; pour moi, je confesse en avoir plus appris en peu d'heures, depuis que je suis sur les lieux, que ce que j'en savais par tous les discours qui m'avaient été faits. Le cadran que l'on regarde continuellement dans ce pays-ci, c'est la proportion entre la France, l'Italie et l'Espagne : la réputation dans le maniement des aHaires, l'usage et l'accroissement de l'autorité sont les seuls points qui conduisent les Romains dans leurs conseils, et qui me semblent y avoir })lus de poids que
les raisons de théologie ; et comme sur la mer il faut suivre le vent qui souffle pour naviguer, il en est de même dans celte cour si l'on veut y réussir. Que le propre de cette cour est de s'étemlrefort en paroles, et de ne pas traiter les affaires sommairement, celles surtout qui regarde les hérétiques, à l'égard desquels ils sont toujours dans la défiance, et trop souvent excessifs dans leurs précautions.
11 est vrai que ceux qui sont au fait de cette cour doivent trouver qu'il y a sujet d'être bien content de la manière dont tout ceci a été conclu ; mais c'est le bonheur et le bon ange de Sa Majesté qui travaillent pour ses désirs et ses desseins, en Italie aussi bien qu'en France; et nous en sommes aussi redevables à la vigilance, à l'activité et à la bonne conduite de M. l'ambassadeur qui a travaillé heureusement en ceci, comme il fait dans tout ce qu'il entreprend.
IL — Extrait d'une lettre au comte de Béthune.
De Bérulle raconte ce qui s'élail passé en Angleterre lorsqu'il éiaii a.iprès de la reine. La chapelle du palais Sainl-James s'éiail trouvée trop petite pour coiilenir la foule qui s'y portait, on tit l'office dans une auire plus spacieuse.
Celle-ci fut toute pleine de seigneurs et de dames, les uns catholiques, les aulres protestants. Sa Majesté y fit ses dévotions avec toutes ses dames. L*a< tionse passa avec tant de piété et de dignité, que les uns étaient baignés de larmes, les autres saisis de respect et d'étunnement. Quelques ministres qui y étaient venus, dirent tout haut que cette action était belle, et que si l'intérieur répondait à la cérémonie extérieure, ils n'avaient rien à redire, n'ayant jamais vu une dévotion pareille, ni plus de respect ni de dignité dans les choses ecclésiastiques.
Pnous avons marché toujours par les villes et à la campagne avec notre habit long, pour accoutumer le^ Anglais à voir des prêtres en habit et en qualité de prêtres: ce qui ne s'était pas vu dans ce pays-là depuis quatre-vingts ans... ils commençaient à Londres à trouver notre habit beau et plus séant de beaucoup que celui des ministres. Comme je m'aperçus dans cette ville du dessein que le roi avait de nous faire servir par ses olBciers, ce qu'il faisait à monavis, partie aussi parce qu'il n'était pas alors en étal de nous faire loucher nos aj)poiniements, je crus devoir faire observer nos usages à table et à la conversation, le silence, la modestie, la lecture de l'Ecriture sainte jointe h la sobriété ordinaire en France : ce qui les ravit en admiration; car ils n'ont pas accoutumé de voir chez eux ces usages religieux, et leurs ministres n'ont rien de semblable
Ce sont là des fleurs, des espérances que l'on devait concevoir; mais ce ne sont que des fleurs, et des fleurs environnées d'é|)ines. Ces es()érances ont L-esoin d'être soutenues d'une plus grande maturité d'années.
l,KT'IRi;S. —III.
A DJVKRSES PKUSO.N.NKS
(lu côté (lo la rcino ; ot, Ao la jinrt de la Franco d'une ronduilc plus persévérante.
LBTTnES nr.LATIVKS A I.'fcl.éVATION I)L' P. I»i: IIKIII I.I.K AIT CARDINALAT,