EXTRAIT DU NE LETTRE AU CARDINAL DE RI- CHELIEU
// lui parle de la fuite de Gaston en Lorraine. Je m'en suis entièrement remis entre les mains de le Bouthillier. Je lui ai adressé ceux qui s'adressaient à moi. Quand Bellegarde est venu, je le lui ai renv(\vé. On m'accusait de tro|) vouloir me rendra maître de celte afTaire. Je vous assure que je n'en ai pas eu la pensée , et que, si nous avions eu ici plutôt un homme tel que le Bouthillier, également digne de la conliance de la reine mère et de la vôtre, je m'en sciais à l'heure môme démis; mais j'eusse cru manquer à Dieu et à l'Etat, si je l'avais abandonnée à ceux qui étaient alors })ar deçà. C'est une all'aire plus iinjiortanle, dans lés suites, qu'il ne paraît, et dont tous ne voient pas les plis et les replis. Je vous avoue que je crains encore que vous n'ayez trop tardé à vous y appliquer. Si j'ai tort de tant insister, je vous supplie de m'excuser, parce que, après tout, je ne prétends on cela que satisfaire à mon devoir selon Dieu. ^30 août lC-29.)
EXTRAIT d'une LETTRE AU CARDINAL DE RICHE- LIEU.
De BéruUe lui parle du mécontentement de la reine mère contre lui.
C'est l'estime de la reine et son alfection pour vous qui ne lui permettent pas de soutîrir que ses ennemis triomphent de vous voir contre elle ; et cependant on ne cesse l)Oint de le vouloir faire accroire au monde : tout Paris en juge ainsi; et, depuis peu, l'on ré|)and encore que vous avez laissé exprès la princesse Marie en France depuis un an, afin de donner à Monsieur moyen et facilité de l'épouser. A mon avis, plus les dames foni contenance pour s'a[)puyer de vous ( en publiant que vous êtes dans leurs intérêts), plus elles essayent de vous ruiner. Je ne sais pas si elles sont dans cette volonté ; mais je crois qu'elles en ont encore moins ja puissance.
FUACMKNTS KIYMIIS I)i: (Jir.l.QLKS Ol'LSCIJLKS.