SUR LE TEXTE DE SAINT LUC EN FAVEUR DE LA MADELEINE
I. La Madeleine n'était pas publique. — H. En matière de fautes d'autrui, ce n'est ni charité, ni raison, ni prudence, de les accroître sans «n témoignage assuré. — 111. Réponse à l'objection fondée sur ces paroles : In civitate peccalrix. — l\ . Explication de ces paroles : De qua scplem dœmonia exierant. — V. Toutes les âmes d'élite ne sont pas traitées de même manière , et toutes celles qui sont en exercice, ne sont pas âmes d'élite; et te travail de l'esprit malin ne diminue le péché ni des unes ni des autres , mais bien uccroU leur obligation de se défier d'elles-mêmes, et de recourir à Notre-Seigneur. — M. Les-
KI.EVATION SIR SMNTF, MAni:i.r:iNF:. - OnSERTATIONS.
vrit viiilin rst snurrnt prv'srnl dans 1rs hrri'sinrijurs cl (p-nnds p/chriirs, et nprre rn eux rf/irarf il' erreur et de pr'cfii'. — \'\l. L'esprit mnlin, pressentant le conseil de Dieu sur Madeleine, avait fait un (jrand effort pour la détourner et la pn'ripiler dans le vice. — VIII. ('ette vexation malii/ne n'est pas ce nu'on appelle communément possession, et n'a rien qui frappe les i/euT du monde, mais elle a plus de niali(/nité et nu pas moins de présence de l'esprit tnalin. - - I\. I.e Fils de Dieu n'a reçu en sa compannie aucun des energumènes qu'il a délivres . - \. Saint Luc iir dit qu'un mot de la présence et de la sortie des es])rils m<ilins de Madeleine, parer que c'étaient effets inli'rieurs, et non chose sensi' ble, comme celles qu'il avait accoutumi' d'f'crire. — \I. La présence de l'esprit malin en Madeleine était vérilahle et non métajdtorique : mais spirituelle et non corporelle. — XII. L'état où entre Madrleinr, lorsqu'elle est délivrée de l'esprit malin.
I. Co discours dressé en forn-.c d'élévation ne nous a |>as luTinis d'éclain ir un point de dispute entre plusieurs docteurs, sur le sujol de Madeleine ; quchiues-ims l'exempl^Mil de péché, et ne l'ai cuscnt que de vanité cornnnine .'i ce sexe fragile, et toléralde en un Age llorissant. (Juehjues-uns, nu conlr.iire, ne se contentent |)as <1(; la rendre coupable on l'honneur, luais la rendent publique. J'aime et honore la piété des uns, sans adhérer h leurs pensées, que l'Kcrituro ne me permet [»as de suivre, et je ne me rends jias au juj^ement des autres, Iroj) faciles, ce me semble, à charger une jtersonne illustre d'une infamie notable, que l'Ecriture (si elle est bien considérée) ne lui attribue |>as. La naissance et condition de Madeleine la rendait une des plus signalées dames de la province. Comme telln elle est visitée et honorée des principaux de Jérusalem, qui la viennent consoler en la mort de son frère, en saint Jean (c.xi); elle traite et loge le Fils de Dieu, et tous ceux de sa suite, en ses voyages et en ses séjours sur la terre; en saint Luc (c.viii), et en saint Jean (c. xii). Et peu avant sa mort, elle le reçoit avec un appareil digne et de sa condition et de sa dévotion vers lui ; car ne se contentant pas de lui faire un superbe banquet, elle emploie niéme sur lui les parfums les plus précieux et les odeurs les plus exquises que la nature répand pour nos délices et produit hors de son sein, pour la vénération des choses divines. Une personne do celle qualité ne doit pas être avilie de la sorte sans un grand fondement, et ce n'est pas à nous à Taccuser ; c'est îi nous au contraire à être faciles et enclins à l'absoudre, et s'il y a juste sujet, il la faut décharger de cet opprobre.
Le Fils de Dieu traitant avec une femme surprise en adultère, montre Ja douceur et la piété de son cœur, et lui dit : ?iemo te condemnavit.ivulier, ncc ego te condemnaOo. {Joan. MU, 10.) Suivons celte douceur et détjonnaircté de noire Maître envers l'humble et dévote Madeleine; il a pris plaisir à sa défense, même à l'encontre de ses a[)ôtres ; il aura bien agréable (lue nous la défcnrlions à i'enconlie de quelques-uns qui la blâment de celte sorte. Si donc il n'y a aucun texte de l'Ecriture qui la condamne d'être publique, ne la publions pas pour telle: disons ce que dit l'Ecriture, et ne faisons I>as la faute des premiers, qui suivent plus
leur piété que In parole de l'Evangile, et diminuent l'honneur du médecin de celle Anie, en diminuant la [daie qui élait mortelle. Aus<;i ne disons rien de (dus, que ce (pie dit l'Ecriture, car le Fils de Dieu n'a pas besoin de cet excès de nos paroles, |)our l'élever en sa grâce, qui a bien d'autres éminences et raretés dedans cette âme, que celle que nous lui [)ensons donner i)ar co moyen.
H. En matière de fautes d'aulrui, ce n'est ni charité, ni raison, ni prudence, de les nccroîlre sans un témoignage assuré. Or nul historien de ce tem[>s-là ne nous parle de Madeleine et de sa vie, que les historiens môme du Fils de Dieu, c'est-à-dire le saint Evangile. Apprenons de là donc ce que nous avons à dire et à Penser en ce sujet. L'Evangile nomme Madeleine pécheresse, et la rigueur de cette parole nous oblige à croire qu'elle a failli et suivi plutôt les lois de sa passion que celles de son devoir. Et le Seigneur dit lui-même : Bemiltuntur ei peccata multa. [Luc. vir, i7.) Ce qui montre une suite et continuation de péché ; mais ni ce texte, ni aucun autre, ne déclare Madeleine être du nombre de ces personnes immolées à l'impudicité publique.
111. Si quelques-uns font force sur celte parole: In civitate pcccatrix [Ibid., 37), comme si elle était pécheresse en la cité, et comme ils veulent dire au regard de la cité, la langue originale ne nous oblige pas à l'entendre ainsi, car le grec porte : Ecce mulier in civitate, et marque simplement le lieu de sa demeure en la cité, et non pas son péché ni en la cité, ni au regard de la cité, qui sont deux pensées ditlérentesqui appartiennent à l'esprit du lecteur, et non à l'esprit de l'auteur, lequel se contente de nous apprendre que lors cette dame élait en la ville en laquelle Jésus prêchait ; circonstance qu'un historien a dû remarquer. Et [)uis il ajoute : Quœ erat peccatrix,co[Qmp>. une chose distincte et comme si, aprèsnous avoir enseigné sa qualité de dame illustre et connue eu la ville, cet Evangile nous voulait api jndre sa qualité secrète devant Dieu ; i ajoute : Erat ^eccatrix. 11 dit donc deux cliuses, et il les laut distinguer et séparer, l'une sa qualité connue comme dame de la ville, l'autre sa qualité secrète, comme pécheresse ; mais il ne dit pas qu'elle était pécheresse en la ville, beaucoup moins au regard de la ville, ce que plusieurs ontcru,
faute (le considérer le texte grec; car si ces deux paroles jointes ensemble (au lieu qu'elles sont séjiarées) insinuent obliqueïïïcnt ce mauvais sens, que quelques-uns ont suivi, elles ne le portent pas, puisqu'elles sont divisées, et si nous avons à le croire, il le nous faut apprendre d'ailleurs que de ce texte. Puisque le Saint-Esprit, dont le langage est exact et correct, n'a pas ainsi parlé, nous devons observer et suivre son style aus.'^i bien queson mouvement ; etnous , ne devons pas conjoindre au détriment de notre prochain ce que Dieu a distingué et séparé. Même le pharisien qHi ne doit pas être suspect en ceci, puisqu'il est son accusateur, ne dit pas: Quia peccatrix est in cicitate, mais se contente de dire : Quia peccatrix est. Ne disons donc pas plus que lui, et disofis siini)lement avec lui qu'elle est péciieresse, mais non qu'elle est publique ou ])éclieresse en la cité. Car ces deux termes et ces deux états sont bien dilîérents ; et il n'eût pas été besoin (comme ici le su[)pose Je pharisien) d'être prophète, pour connaître la vie d'une femme publique, mais bien l)Our discerner les fautes secrètes d'autrui.
Madeleine donc vivait mal en sa condition, et avait des privautés illicites, mais elle n'était pas publique et exposée à l'impudicité d'un chacun ; et si elle avait été telle, il n'y a i)as d"apparencequeNotre-Seigneur, si- 1M et h l'heure même (comme marque saint Luc) l'eût admise à sa compagnie, à celle de ses apôtres, à celle de sa sainte Mère, l'exemplaire do pudicité, et à celle des dames d'honneur qui le suivaient; ce qui leur eût é!é onéreux, et donné sujet d'oû'ense à leurs maris, mêmement entre les Juifs, où par la loi de Dieu exi)resse,;cette sorte de personnes était nonnnément excluse du peuple d'Israël. Que si cette personne eût porté cette marquée d'infamie, le Fils de Dieu n'eût pas manqué d'être repris sur cet article sur lequel toutefois il n'a jamais été accusé, puisqu'on le reprend même d'une hantise passagère, et par accident avec les publicains et pécheurs et avec un Zachée en chemin faisant, et toutefois son odice était public et non infâme par sa propre condition.
Je me laisse aisément persuader par ces raisons en faveur de ÎNladeleine, elle mérite bien de n'être pas condamnée sans preuves bien valables et sans témoins bien exprès; ce qui man([ueà mon avis en ce sujet, et me doit suliiro pour ne la point charger de ce blâme,
IV. Me sera-t-ii permis d'entrer encore en une autre [)ensée particulière ; sur la suite de ce même texte de saint Luc (viii,2), où il dit que sept démons sont sortis de Madeleine, et saint Marc (xvi, &) le conlirme. Plusieurs l'entendent d'une [)Ossession visible et publique, telle qu'elle est remarquée en plusieurs autres de l'Evangile ; les autres l'expliquent par métaphore de la possession des sept péchés, et il y a ce semble quelque chose à désirer en l'exposition et des uns et des autres. Pourle mieux comprendre, il faut considérer que le dia-
ble, vigilant h la ruine desûmes, a quelquefois des jjressentiments et prénoliuns des desseins éminents do Dieu sur quelques âmes. Les voies par lesquelles il entre en cette connaissance ne sont pas de ce discours ; elles doivent être supposées ici, et traitées ailleurs. Les lois que Dieu a établies en la monarchie des anges, et les règles qu'il a posées en la société sj)iriiuelle qui est entre les anges et les hommes en la voie de grâ(;e, lui en donnent des indices.
V. Lorsque le diable a ce soupçon et celte connaissance, il assiège ces âmes-là plus soigneusement ; il les environne plus assidûment; il les tente plus fortement; il les poursuit, les travaille, les agiteet les op- ])rime s'il peut; et il se rentJ puissant et j)résent en elles, liant lui-même leurs sens intérieurs au péché, et leur préparant des objets d'achoppement particulier. C'est un des points qui nous oblige de dire en l'oraison quotidienne : Ne nous induisez pas à tentation, car notre faiblesse nous donne assez de quoi appréhender celte puissance et opération violente de res()rit malin sur nous. 11 essaye de l'appliquer sur les âmes d'élite; il le fait sur celles qui sont à lui plus particulièrement, et c'est ce que l'Ecriture appelle esprit d'erreur, esprit de fornication et de péché.
VL Souvent les hérésiarques etks granxls pécheurs sont en cet état, et resj)rit malin est présent, et opérant en eux efiicace d'erreur et de péché. Comme si dans les voies déperdition, le diable, singe de Dieu, voulait imiter Dieu dans les voies éminentesde grâce et de salut où l'Esprit de Dieu est présent en sa créature, la préparant et élevant lui-même dans les voies rares et divines, et la tirant à sa communication secrète.
AIL Disons donc qu'en la voie de la grâce il y a des âmes choisies, ce qui est indubitable; que le diable le pressentant, veut rompre le dessein de Dieu sur elles, par ses poursuites et par leurs offenses, ce qui est bien facile à croire; que Dieu quelquefois le lui permet, et il les relève et établit avec plus de hautesseetd'éminence, comme étant celui qui combat ce fort armé de l'Evangile, l'attaque dedans sa place, le force dans son retranchement, et le chasse de son fort; ce qui est conforme à sa parole, et est bien digne de sa bonté cl de sa miséricorde sur les enfants des hommes.
VIIL Voilà ce que Jésus a fait en Madeleine ; voilà co que le diable a pensé faire en elle. Cette sorte de vex-ation maligne estdans les sens intérieurs et non extérieurs, ne frappe [loint les yeux de ceux qui conversent ces âmes-là , ne lait pas de désordre au dehors, mflis au dedans; tend au dérèglement de l'âme et non du corps; et bien qu'elle ne paraisse |)oint aux yeux du vulgaire, elle a plus de malignité, et n'a p«s moins de présence de l'esprit malin, que celle qu'on appelle possession; mais elle n'est pas connue pour ce qu'elle es», si ce n'est des esprits clairvoy.inls dans les voie*
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iiilôrleurcs, cl disceriiniil les Ucssciiis ol la présent 0 «K-s déiiiods sur les Ames, (^elte sorle (le vex.ilioei est celle, ?i mon avis, (jui a élé en iM/ideleine, cl non jms l'antre, qu'on a|i|>ello |o.ssession. C/csl poiininoi ni le niai, ni la (lùlivraru-f, n'en est dépeinte fil ri'lvan^îile, en la f.ieon des antres |>oss<:dés ; et toutefois cet insi}^no accident (s'il eût (itc visihk connue celui des autres) eiU iMé le sujet bien di^'ne d'une histoire, cl mérilail heaucoup jilus d'^^lredéiîril aulonj^ yue celui des autres possédés, (|ui est ra|)porté en l'Kvangile ; S(»ii qu/J nous ayons éf^ard h la maison illuslrc de la personne tourmcnli^e, soil que nous rcmanjuions la suilo et émincnce des ell'els de ^vùctj ciuiont rendu celle personne des plus célèbres en rKvani^ilc.
I\. Nous devons môme rcmar((uer que le Fiisde Dieu n'a admis en «>a ( oinpa^nic aucun de ceux qui ont été atleinls el (ju il a guéris de celle sorte de [lossession visible des malins esprits, el il en a rel'usé tjuelques-uns qui demandaienl à le suivre; au con raire, celle-ci est reçue aussitôt h la suite du Fils de Dieu. Son mal donc esl difrérenl de l'au- Ire, puisqu'il esl Iraiié ^i dill'éreiument par le Fils de Dieu, el rajiporlé si diversemenl jwr les évangélistes.
X. Car il a|)perl que sainl Luc, qui disait ^u long les autres maladies et vexalions malignes, neuil f|ue doux paroles de ce mal de Madeleine, dauUinl que, et la présence el la sortie des démons était chose intérieure cl spirituelle, cl non pas extérieure el visible ; et n'élail pas du nombre des miracles sensibles el extérieurs (|u'il prétendait décrire en son histoire. De sorte que deux évangélistes se conlentenl «Je dire en deux (laroles, sans autre discours : Z>€ «/«/a sepiem dœmonia exieranl.
XI. Car leur présence el leur sortie esl réélis cl véritable, el c'est ce que leurs termes expriment, mais elle ne tombe pas sur lessens, et c'est pourquoi leur plume s'arrête là. Cotte ex[iosition et intelligence ne me semble pas à rejeter, le discours eu est solide el véritable en sa substance; l'application 5 ce sujet a apparence de lumière cl vérilé, el sert à accorder deux dilTérciits avis des docteurs sur rKcriture ; car (|uelques-uns ont maintenu que cette vexation de Madeleine était réelle, et l'ont prise pour possession. Les autres ont jugé qu'elle était spirituelle, el ne l'ont pris que par métaphore, [our les péchés el non iiour les démons. Les uns el les autres ont rencontré en quelque chose, mais non pas pleinement, car elle Cil réelle, comme pensent les uns, niais non |)as extérieure, el partant ce n'est jias possession. File est spirituelle el non pas cor|)orelle, comme pensent les autres; mais elle est véritable, et j-our être spirituelle, elle ne laisse pas d'être réelle, ce qu'ils n'ont pas discerné.
Disons donc qu'il y a présence el puissant e réelle et véritable des malins esprits en .Madeleine ; mais ce n'est pas ce (pi'on ai»j)clie possession Disons qu'elle esl spi-
ADKI.KI.NE. — OIISUUVATIONS.
rituelle, mais véritable el non mélaphori.pie, cl ac' ord«»ns ainsi ces grands docteurs ; car li'S uns el les autres afiprochent de cette vérilé, chacun d'eux a dit vrai e/i partie, et joints ens(;mble, nous fournissent une vérité (fini |»lèieel entière, el nous donnent sujet de dire el redire cik ore (car cela n'est pas dans la iiensée ordinaire des hommes), (pien Madeleine il y a eu présence des démons réelle, comme disent les uns; spirir tuelle, comme pensent les autres ; réelle cl spirituelle tout ensemble (car l'un ne détruit pas l'autre); vraiment réelle cl vraiment spirituelle, el même d'autant plus réello (ju'elle était s|iiriluclle, el en celle qualité elle retjuieit une plus haute inlelligenco et tend h des elle ts plus hauts que la possession, mais elle ne reçoit j)as tant de discours €i d'étendue, do circonstances cl do jiaroles. Cette sorte de vexation i\o démons ne rend pas Madeleine vile et infâme aux yeux du inonde, mais la rend considérab'o devant ies anges cl plus excusable aux yeux de Dieu, et l'expose devant le trône de sa miséricorde, comme un sujet qui, en sa propre misère el infirmité, esl d'autant j)lus digne de sa grAce. Jésus donc la voit, lui parle el la délivre de cette oppression maligne. Celte délivrance se fait par les rayons de sa divine présQûcc, douxelagréab'e exorciswe. La présence de ce soleil suffit à dissiper ces ténèbres. La contrainte et les |)aroles qui sont marquées dans le narré de ceux qui sont possédés, ne conviennent [las ici. Sans cfTort visible aux yeux du monde, Jésus anéantit celle iureslalion secrète, réelle et invisible.
XIL Madeleine, délivrée de ce fardeau, sent son soulagement ; elle se regarde, se contemple, connaît son péché, déjilore son état, cherche sans délai son libérateur, pour se mettre 5 ses pieds cl recevoir l'abondance de grAce qui lui esl préparée. Elje esl secrètement attirée j)ar la puissance de Jésus. Il est, dans son horoscope, son aslre dominaiit el son ascendant au point de sa naissance, en la vie de sa grAce; il esl l'astre régissant tout le cours de sa vie. FIJe va donc cherchant celui qui esl sa vie et son salut ; elle va cherchant ce qu'elle ne connaît pas encore ; confuse en elle-même de ses ténèbres, tirée par une douce force, elle va, elle suit son aslre el son soleiJ, recherchant sa douce présence, veut s'exposer directement el i^leinemcnt aux influences de sa grAce, et |iorter les efî'ets de sa divine présence. Klle va donc a[)rès Jésus, elle le cJjerche et le trouve chez le pharisien, el y fait ce que nous avons déclaré en ce discours, et continue le cours de sa vie el de sa giAcc jusqu'au point où elle est établie jiour jamais, éiaiil une des plus éminenles Âmes, et en la giAce et en l'amour de Jésus, qui ait été en la terre, et qui soit maintenant sur les cieux. Celui qui I a comblée dt,- merveilles, daigne nous rendre dignes (ie le reconnaître el révérer en elle, et de la reconnaître et trouver en lui. Car c'est honorer Jésus, que de reconnaître ses œuvres en
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celte âme, et c'est bien parler de celte âme, être e et la bien connaître, que de reconnaître ce et par qu'elle est à Jésus, et ce que Jésus a voulu mais.
celte âme, et c'est bien parler de celte âme, être en elle. Sovans a elle par nos devoirs, et la bien connaître, que de reconnaître ce et par ses prières soyons à Jésus pour ja-