‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 63 sur 138 · Catherine de Médicis · texte numérisé non relu

Catherine de Médicis

Elisabeth.

4. Le sceptre du roi Charles IX et de sa sœur Elisabeth, reine d’Espagne.

Mascarades.

Parmi les champs croissent les fleurs décloses, Car telle veue est digne du printemps;

Entre les lys, les œillets et les roses Elle doit être , et non en autre temps :

Comme les fleurs croissent en nos provinces,

Ainsi croistra l’amitié de ces princes.

L’autre printemps, la royne vit sa fille (1)

Et ce printemps son autre (2) elle verra :

Une est déjà la mere de famille ,

L’autre bien tost d’un beau fils le sera ; En-ce-pendant sa France elle visite,

Et par exemple à bien faire l’incite.

Un astre heureux , ô royne, te fist naistre :

Car seulement tu n’es mere d’un roy

Qui des François tient le sceptre en la destre,

Et d’un grand duc (?) qui promet tant de soy ; Mais tu es seule entre tant de princesses Mere de roys, de roynes et duchesses.

Par les chemins où passeront les dames , Naistront les fleurs, et les ruisseaux prendront Le goust de miel; les odeurs et les bâmes Et les parfums par les champs s’espandront ; Dessous leurs pieds la campagne arrosée S’éjouira de manne et de rosée.

1. Ce fut à Bar-le-Duc qu’elle vit Claude, sa fille, duchesse de Lorraine , mere du duc de Lorraine vivant.

2. A savoir la reine d’Espagne, qui mourut à vingt ans sans enfants.

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