‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 64 sur 138 · C’étoit Henri III, pour lors duc d’Anjou · texte numérisé non relu

C’étoit Henri III, pour lors duc d’Anjou

Mascarades.

Le vent tiendra son haleine endormie, Vulcan és mains n’aura point de marteaux ; Tant seulement avec Flore s’amie Zephyre ira parmi les prez nouveaux;

Tout sera plein de joye et d’allegresse A l’arriver d’une telle princesse.

La charité et l’amour maternelle Se desfi’ront d’un combat genereux ,

La mere ayant ses enfans autour d’elle,

Et les enfans leur mere à l’entour d’eux;

C’est passion qui si fort nous enflame Qu’on ne peut dire et qu’on sent dedans l’ante.

Si le lion et le tigre effroyable Par les rochers désirent voir leurs fans,

Hà, combien donc l’homme plus raisonnable Doit desirer de revoir ses enfans !

Qui fuit les siens est digne qu’on le nomme Un monstre fier sous la forme d’un homme.

Chasse la nuit et vistement , Aurore ,

De l’Océan apporte dans ton sein (a) .

Le jour heureux que par penser j’honore, Comme propice à tout le genre humain;

Puis vole au ciel , et d’une aile legere De ce beau jour sois aux dieux messagere.

a. Var. :

Chasse la nuit et te monstres , Aurore , Et de la mer apporte en ton sein

Mascara des.

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