A GUI PECCATE PRIEUR DE SOUGÉ
Ode VII
Gui, nos meilleurs ans coulent Comme les eaus qui roulent D'un cours sempiternel,
45-46. jj Je vi le double mont. . . | /j'-7<? A tes bors j'encordai Sur la Lyre, ces Odes Et aux Françoises modes Premier les accordai
47-48. j^ Q.ue pour leurs grâces deservir. .. | /J-éo Di lui ma Cassandre, & ces vers Qu'à ton bord je chante à l'envers | éj-yS Et tousjours rechante ces vers Qu'à ton bord je sonne à l'envers
Éditions. — Quatre premiers livres des Odes (IV, vu), 1550 ; (v) i$S3 ; (vi) 155$.— Œwfm (Odes, IV, vi) 1560, 1567, 1571, 1575, 1578; (v) 1584, 1587; 1592-1630.
Blanchemain (t. II, p. 253); Marty-Laveaux (t. II, p. 319).
Titre. Sy-ji Pecate ] 7^ Pacate | 7^-^4 AGuy Pacate. | 8j sans titre \ 1624 A Jean Daurat son Précepteur {d'après la var. posthume du i" vers) I. 8y Mon Daurat, nos ans coulent
I. Sur ce personnage, v. La Croix du Maine, Bibl. Franc,, t. I, et L. Froger, Ann. Fléch., seipt. 1909, p. 570. Religieux profès de l'abbaye delà Couture (au Mans) dès le 11 févr. 1529 (n. st.), il devait avoir environ quinze ans de plus que Ronsard, ce qui nous permet de penser que ce n'est pas lui, mais Julien Peccate (v. ci-dessus Odes, II, xvii), que le poète a mentionné dans les Bacchanales de iS49- ^' ^^^'^ d'ailleurs à cette date, depuis quelques années déjà, prieur de Sougé-le-Gannelon (du doyenné de Fresnay au nord du Maine), et non pas, comme on pourrait le croire, de Sougé-sur-Loir, village tout proche du manoir natal de Ronsard. — Guy Peccate (en latin Pacatus, d'où les var. du titre) fut également curé de Spay(au Maine), puis sacristain de l'abbaye de la Couture, où il mourut en juillet 1580. La Croix du Maine déclare, « sans vouloir
La mort pour sa séquelle [ii8 roj
5 Nous ameine avec elle
Un exil éternel ^
Nulle humaine prière N'a repoussé derrière Le bateau de Caron, lo Quand l'ame nue arive
Vagabonde en la rive De Styx, ou d'Acheron.
Toutes choses mondaines Qui vestent nerfs, & venes, 15 Egalle mort attend^,
Soient povres, ou soient Princes, Car sur toutes provinces Sa main large s'estend.
La puissance tant forte 20 Du grand Achile est morte 3,
8. Ti-S'j Ne repousse en arrière 12. 6']-8'] De Styx & d'Acheron i). Sy&^ La mort égale prend (avec guiîl, pour les vers 15-16)