LIVRE IV, ODE XIII I
Tes beaus trésors [dejsur la branche, Et qui découvres au soleil 5 Le vermeil
De ta beauté naïve & franche.
D'assés loin lu vois redoublé
Dans le blé Ta joue de cinabre teinte, 10 Dans le blé qu'on voit rejouir [124 v°]
De jouir De ton image en son verd peinte.
Et moi en sentant ton odeur.
Plein d'ardeur 15 Je façonne un vers, dont la grâce
Maugré les tristes seurs vivra,
Et suivra Le long vol des ailes d'Horace ^
3. jo. 92 Les beaus (corr. aux errata de /o) ( S0~7h 9^i ^^ i6op- 16^0, Bl, ML sur la branche (vers faux ; je conjecture desur)
4. So-7h 9^y P^ i6og-i6^o virg . après soleil {Bl, ML corr.) 6. S>'75 De ta couleur vivement franche
9. SS'73 Ta face de vermillon teinte {Bla mélangé les deux leçons) | PR i6oç-i6]0, ML du vermillon texte fautif) 13. SS'7S ^^^^ ^^ ^oi sentant ton odeur i). ^o-)^ virgule après grâce (éd. suiv. corr.) ^^- SS~7S Maugré mile siècles vivra
I. Souvenir d'Horace, Carm. II, xx, début, qui revient dans une pièce du Bocage (ci-après, A son retour de Gascongne, 47-48). — Toute la strophe semble une réponse à Cl. Marot, qui avait jeté ce défi aux lyriques profanes dans la préface de ses Psaumes (1541) : Pas ne faut donc qu'auprès de luy Horace Se mette en jeu, s'il ne veut perdre grâce : Car par sus luy vole nostre poëte (David) Comme feroit l'aigle sur l'alouette.
Ronsard eut de bonne heure l'ambition de rivaliser avec Marot dans la
Les uns chanteront les œillés 20 Vermeilles,
Ou du lis la fleur argentée, Ou celle qui s'est par les prez
Diaprez Du sang des Princes enfantée ^
2'y Mais moi tant que chanter pourrai
Je lourrai En mes douces Odes la rose, Pource qu'elle porte le nom
De renom ^ De celle où mon âme est enclose 3.