‹ Œuvres complètesChapitre 193 sur 270 · Ces deux strophes viennent de Virgile, En. IV · texte numérisé non relu

Ces deux strophes viennent de Virgile, En. IV

La voiant d'ennui si pleine En eut lui même pitié, Et guidant la foible Aurore La meine où Cephale étoit, 215 Qui sa femme morte encore

A longs soupirs regretoit.

L'éhontée maladie

La vierge tant pressa là, [132 r°]

Qu'à la fin toute hardie 220 A Cephale ainsi parla :

Pourquoi pers tu de ton âge Le printens à lamenter Une froide & morte image Qui ne peut te contenter?

225 Elle à la mort fut sugette,

Non pas moi le sang des Dieus, Non pas moi Nimphe qui jette Les premiers raions aus cieus :

Reçoi moi donques, Cephale,

230 Et ta basse qualité,

D'un étroit lien égalle A mon immortalité.

Lui dédaignant sa prière Fuit la supliante vois, 235 Et tout dépit en arrière

S'écarta dedans les bois :

Elle comme amour la porte Voile après, & çà & là

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