Les pris {71-84 Le pris) dont la Grèce honore
vieil mot François ». On le trouve dans le Roman de la Rose, v. 2 116 et
I. A partir de ce vers, la pièce n'est qu'une paraphrase d'Horace, Can«. IV, vni, déjà faite dans une ode A Charles de Pisseleu (ci-dessus Odes, II, xvni) et plus tard reprise dans l'ode de 1565 à M. de Verdun : Si favois un riche thresor(B\. II, 569). Et Ronsard oublie sa promesse de « peindre les vertus » de son ami.
25 Mais je n*ai telle puissance,
Puis tu n'en as point besoin :
Ta contente sufisance Les repousseroit bien loin.
Les vers sans plus t'ejouissent, 50 Mes vers donq je t'ofrirai,
Les vers seulement jouissent Du droit que je te dirai.
Les Colonnes élevées, Ne les marbres imprimés 3$ De grosses lettres gravées,
Ne les cuivres animés.
Ne font que les hommes vivent [134 v°] En images contrefais.
Comme les vers qui les suivent 40 Pour témoins de leurs beaus fais.
Si la plume d'un Poëte Ne favorisoit leur nom, Leur vertu seroit muete.
Et sans langue leur renom.
45 Du grand Hector la mémoire
Fust ja morte, si les vers N'eussent empané sa gloire Voletant par l'univers.