S^~57 table sans virgule \ 60-y^ les Princes à la table
7-8. 60-y^ Change ton stile (àj-j^ de forme) & me sois Maintenant
un Lut François
9-1 1. S4'73 J^ t'asseure que tes cordes Par moi ne seront polues De
chansons salement ordes
1573, la note que voici : a Cette Ode est la première que l'Auteur ait {6j-y^ a) jamais composée : Et celle qu'il adresse à Jaques Peletier. Celle (sic) de Gaspar d'Auvergne, et de Maclou de la Haye. Et la prie[re]à Dieu pour la famine. Aussi ne sont-elles pas mesurées, ny propre[s] à chanter. » L'édition de 1578, n'ayant conservé que deux de ces odes (à Maclou de la Haye et à Peletier), transforma cette note ainsi : « Odes non mesurées, ny propres à chanter. Aussi sont-ce les premières que fist jamais l'Autheur, l'an mil cinq cens quarante. » — Ces deux notes sont contradictoires, et la date même donnée par la deuxième est contredite par une déclaration de la i'^' préface des Odes d'après laquelle Ronsard aurait commencé à écrire en français des odes horatiennes « des le même tens que Cl. Marot se travailloit à la poursuite de son Psautier », c.-à-d. de 1541 à 1543.
1. Ce début — d'ailleurs imité d'Horace, Carm. I, xxxii, 1-4 — prouve assez que l'ode A son lue fut bien composée la première des œuvres françaises de Ronsard. Nous y voyons en outre qu'il s'était d'abord essayé dans l'ode latine; il a reconnu lui-même l'insuccès de cette tentative, dans un passage du poème A P. Lescot : Je fu premièrement curieux du Latin . . , (éd. Bl. VI, 191 ; M.-L. V, 177 ; cf. R. H.L. 1899, p. 34 ; Ronsard p. lyr. p. 16 et suiv. ; éd. crit. de la Vie de Ronsard, p. 234).
2. C'est à peu près ce que disait Cl. Mîirot Aux dames de France à propos de ses Psaumes (éd. Jannet, t, IV, p. 64). Ronsard n'a pas toujours tenu sa promesse (v. Ronsard p. lyr., p. 105).
Je ne chanterai les Princes, Ne le soin de leurs provinces,
15 Ni moins la nau que prépare [139 r»]
Le marchant las ! trop avare Pour aller d'elle chercher En la mer rouge les pierres.
Voire aus plus lointaines terres
20 Jusqu'au cueur de leur rocher ^
Tandis qu'en l'air je soufflerai ma vie, Sonner Phebus j'aurai tousjours envie,
Et ses compaignes aussi 2,
Pour leur rendre un grand merci 25 De m'avoir fait Poëte de nature,
Idolâtrant la musique, & peinture,
Prestre saint de leurs chansons
Qui accordent à tes sons 3.
L'enfant que Tamie muse 30 Naissant d'œil bénin a veu,
Et de sa science infuse