‹ Œuvres complètesChapitre 260 sur 270 · Pyth. ni · texte numérisé non relu

Pyth. ni

BREVE EXPOSITION 2 I l

de laquelle se fait un unguent nommé par Apolloine Rhodien, 7rpo|i.-r^0etov, comme il témoigne lui même en son troisième

190 livre des Argonautes, parlant de Medée qui vouloit secourir Jason

contre les Toreaus, vj 8è xécoç Y^^'f^p'^Ç l^eiXsTO..., lequel est

bon pour rendre les gens invulnérables, les endurcissans contre

le fer.

En l'Ode de sa lire. Que la dame oit) Par licence poétique, il a

195 laissé le relatif, & devoit dire. Que la dance oit, laquelle s'évertue. — En la cinquième pose. Sous le pouce Angevin) Il entand Joachim du Bellai. En la septième pose. Mais ma Gdtine) Gâtine, le Loir, la Neufaune, Braie, ce sont forests, & rivières du lieu de sa naissance, les célébrant par ses vers comme les Grecs, & Rom-

200 mains par les leur ' : te supliant (lecteur) vouloir recevoir ce petit labeur de bonne voluntè : t'assurant que je m'efforcerai (quand ce ne seroit que pour faire crever les envieus) de com- [15^ menter plus diligentement le reste, & | ensemble les autres livres, que l'auteur, mon familier ami, m'a promis. Dieu aidant,

205 mettre bien tost en lumière *.

FIN DE l'exposition 198. On lit se sont forests

1. Forme courante en 1550. Cf. Du Bellay, Deffence, I, 11 (éd. Chaniard, p. 60, n. 2).

2. Malgré cette promesse, J. Martin ne commenta pas les autres livres des Odes de 1550, ni aucune des poésies que Ronsard publia de 1350 à 1553, année où Martin mourut. Cf. R. H. L., 1903, p. 273.

Gentil Ronsard, la mielliere mouche Dans le nectar de toute fleur élite Aus prez des Seurs, a ta langue confite Jusqu'à combler ta regorgeante bouche.

Mêmes Phebus sa lire, dont il touche Le los des Dieus, ne t'a pas écondite, Ains t'enseigna : aussi ta vois écrite Voile où le jour è se levé è se couche.

O chaste Cœur des muses, vien en France Par un tel prestre, aiant seure espérance D'i refonder ta destruite chapelle.

Ne dédaignés Muses, divin troupeau.

Venir ici dresser vôtre coupeau.

Puis qu'Apollon le premier vous apelle.

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