‹ Œuvres complètesChapitre 262 sur 270 · R. R. S. DE LA GUILLOTIERE DU BAS POICTOU · texte numérisé non relu

R. R. S. DE LA GUILLOTIERE DU BAS POICTOU

Muse va veoir un autre espoir de France, Qui nuit & jour de sa plume féconde Aide à polir la Françoise faconde.

Sentant encor le vieus tens d'ignorance.

Il est en lui de la tirer d'enfance, [165 roj

Et le fera, si mort hors de ce monde Ne le bannist, dont doit sa teste blonde Toucher des cieus la dernière distance .

O Dieu courant desous la ligne oblique Donne faveur à ce nouvel Ascrée, Tant qu'egaller on le puisse à l'antique.

O nobles Seurs, joignant l'onde sacrée.

Couvrez son chef de branche Cabarique, Pour le sauver de toute langue inique .

Cœlum non solum ^

1. Robert de Rivaudeau, sieur de la Guillotiére. Gendre du jurisconsulte poitevin Tiraqueau, il avait suivi son beau-père à Paris et était devenu valet de chambre de Henri II. Son vrai nom était Robert Ribaudeau. Anobli, il changea une lettre à ce nom qui prêtait à rire. En 1549, il publia une traduction du De nobilitate civili de Jérôme Osorio. V. l'introduction des Œuvres poétiques de son fils André (éd. Mourain de Sourdeval, Paris, Aubry, 1859).

2. Devise de Jean-Pierre de Mesmes. Sur ce poète, v. La Croix du Maine, I, 573 ; Du Verdier, II, 469 ; G. Colletet, notice rééditée par Tamizey de Larroque (Paris, Picard, 1878). On trouve de lui, signés de sa devise ou des initiales I. P. D. M., de nombreux vers italiens et fran-

Les uns diront le vieil Prestre de Thrace,

Ou le Thebain, qui en la lire excelle,

Et cetui-là qui son païs nous celle,

Ou les beaus chans du Calabrois Horace . Du Mantuan les vers de bonne race

L'on vantera, ou la Lire de celle

Docte amoureuse & mignarde Pucelle,

Qui ses dous maus sucra de tant de grâce : Mais moi poussé par ta fureur éprise

Ton lue sur tous & je prise, & reprise .

O vive corde, ô bien heureus sonneur.

Ta vertueuse, & première entreprise, [165 vo]

Que la France a par ton audace aprise,

Du Vandomois éternize l'honneur.

A. DE LA Fareï.

EPIGRAMMA

Longius externos ne Galle require poëtas, Et jam nata domi, scriptaque verna proba.

En tibi Ronsardum, genuit quem Gallica tellus, Eduxit Pallas docta, novemque deae.

Pindaricos hic est animos, strepitusque referre Ausus, & ignotas primus inire vias.

çaisdans le Tombeau de Marguerite de Valois (1551), et parmi les liminaires des livres IX, X, XI de la trad. d'Amadis de Gaule (1551-1554). Il publia en 1552 la comédie des Supposés, trad. des S uppositi d' AnostQ . Ronsardl'a nommé parmi les membres de la Brigade dans le texte princeps des Isles foi-tunées (1553), mais l'y a remplacé par Buttet en 1560.

I. Ronsard a nommé La Fare parmi les membres de la Brigade dans le texte princeps des Isles fortunées (1553), mais Ty a remplacé par Grévin en 1560.

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