‹ Œuvres complètesChapitre 3 sur 270 · Vent le naïf de Nature imiter · texte numérisé non relu

Vent le naïf de Nature imiter

I. Allusion à la recherche de la pierre philosophale par les alchimistes. J. Tahureau a cité ce quatrain dans ses Dialogues (éd. Conscience, p. 144). — Rotrou a repris le jeu de mots dans la Sœur, II, 2 : Que bien loin de l'enfler, Il vidoit sa finance, à force de souffler.

Des corps errans l'astrologue s'efforce Vouloir par art le chemin limiter :

45 Mais tels estats inconstans de la vie

Ne m'ont point pieu, & me suis tellement Eloigné d'eus, que je n'u onq envie ^ D'abaisser l'œil pour les voir seulement.

L'honneur sans plus du verd laurier m'agrée, 50 Par lui je hai le vulgaire odieus 2,

Voila pour quoi Euterpe la sacrée M'a de mortel fait compagnon des Dieus.

Aussi el' m'aime, & par les bois m'amuse, Me tient, m'embrasse, & quand je veil sonner, 55 De m'accorder ses fleutes ne refuse

Ne de m'apprendre à bien les entonner 3 .

Car elle m'a de l'eau de ses fontaines [77 v»]

Pour prestre sien baptisé de sa main,

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