LIVRE III, ODE XIV
France sous Henri fleurît comme Sous Auguste fleurissoit Romme, Elle n'est pleine seulement D'hommes qui animent le cuivre, Ni de peintres qui en font vivre Deus ensemble éternellement ^ :
Mais grosse d'Apollon enfante Des fils dont elle est triumphante, Qui son nom rendent honnoré :
L'un en beaus sonnets la décore, L'autre en haus vers, & l'autre encore Sur les cordes du lue doré 2.
Entre lesquels le ciel ordonne
Que le premier lieu l'on te donne, [90 r»]
Si tu monstres au jour tes vers
Entés dans le tronc d'une olive,
Qui hausse sa perruque vive
Jusque à l'égal des lauriers vers 3.