‹ Œuvres complètesChapitre 92 sur 270 · LIVRE III, ODE XXV 7I · texte numérisé non relu

LIVRE III, ODE XXV 7I

Comme l'aigle fond d'en haut Ouvrant Tépés de la nuë, Sur l'aspic qui lesche au chaut Sa jeunesse revenue ^ :

Ainsi le Cigne volloit Contrebas, tant qu'il arrive Desus l'estang où soulloit Jouer Lede sur la rive ^.

Quand le ciel eut allumé

Le beau jour par les campaignes,

Elle au bord acoutumé

Mena jouer ses compaignes :

Et studieuse des fleurs 3

En sa main un panier porte, [loi r»]

Paint de diverses couleurs,

Et paint de diverse sorte 4.

58. ôj-Sy Ouvrant l'espés {et l'espais) de la nuë 66-68. ^^-8j rimes campagnes... compagnes

72. 6y-j^ Qui meinte histoire raporte | y8-8y Et d'histoire en mainte sorte

aéra magnum Remigio alarum {En. I, 300; cf. IV, 245-257). Ronsard a imité tout au long ces passages de Virgile dans l'Hymne triumphal sur le trépas de Marguerite de Valois, paru en 1551 (RI. II, 321-322).

1. Souvenir d'Ovide, Met. IV, 712 et suiv., et de Virgile, En. II, 473. Une comparaison analogue, qui se trouve dans Ovide, Met. Il, 716 et suiv., a été utilisée par Baïf dans son Ravissement d'Europe (publié en 1552 ; v. l'éd. M.-L., t. II, p. 427). — Sur le serpent qui se rajeunit en changeant de peau, v. encore Tibulle, I, iv, 27 et suiv., et Ovide, Ars amat. III, 77.

2. Ces quatre vers sont faits de deux réminiscences : Virgile, En. IV, 254-255 ; Ovide, Met. II, 844-845.

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