LIVRE III, ODE XXV
Sous l'oiseau se débat fort, Le pince, & le mord, si est-ce Qu'au milieu de tel effort Eir sent ravir sa jeunesse '.
Le cinabre çà & là
Coulora la vergogneuse ^,
A la fin elle parla
D'une bouche dédaigneuse :
D'oij es tu trompeur voilant,
D'où viens tu, qui as l'audace [103 v^]
D'aller ainsi violant
Les filles de noble race 3 ?
Je cuidoi ton cueur, helas, Semblable à l'habit qu'il porte, Mais (hé pauvrette) tu l'as A mon dam d'une autre sorte.
O ciel qui mes cris entens, Te voir donc encores j'ose, Apres que mon beau printens Est dépouillé de sa rose.
Plus tost vien pour me manger O vefve Tigre affamée,
176, j8-8j Sentit ravir sa jeunesse
178. 71-^7 Couloura la vergogneuse {et vergongneuse) 180. S'^'73 virgule après dédaigneuse (éd. suiv. corr.) 190-191. /j-^7 Morte puissai-je estre enclose (^7 Puisse-je estre morte enclose) Là bas, puis que mon printans 194. SS'^7 O veufve Tigre (et tigre)