‹ Œuvres complètesChapitre 132 sur 190 · L'honneur, les vertus chevaleresques · texte numérisé non relu

L'honneur, les vertus chevaleresques

Tout ton povoir est suffocqué.

Pense que Dieu te veult pugnir.

Peuple Ytalique.

Peuple François , tu m'as picqué ; Sans qu'il en soit plus répliqué , Redoubte le temps advenir.

L'Homme Obstiné commence.

Mais que est cecy? D'où me peultil venir D'estre pervers , et ne vouloir tenir Compte de Dieu, ne d'homme , ne de dyable ? Je ne me puis de mal faire abstenir.

Ma promesse ne vueil entretenir ; Ainsi que ung Grec suis menteur détestable, Comme la mer inconstant , variable; Luna regnoit l'heure que je fuz né , Je suis, ainsi que ung Genevoys «,traictable. Regardez moy, je suis l'Homme Obstiné.

Je ne vueil droict ne raison soustenir; Les innocens prens plaisir à pugnir ; Brief, je commetz maint péché exécrable. D'avecques moy saincteté vueil bannyr, A symonye me joindre et me honnir.

De mon ame ne suis point pitoyable ; Il m'est advis que je suis permanable.

En ce monde maint mal ay machiné ; De tous humains suis le plus redoubtable. Regardez moy, je suis l'Homme Obstiné.

Pillars, pendars, menteurs, vueil retenir, Avec larrons me allier et tenir ; Ma promesse leur est irrévocable.

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