‹ Œuvres complètesChapitre 167 sur 190 · Nyv. : Ce Mahc · texte numérisé non relu

Nyv. : Ce Mahc

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Et qu'il estoit sainct, juste et vray prophète Transmis de Dieu. Sergius1 devisa Avecques luy, qui sa loy composa, Ou toute erreur et infamye habonde.

Machomet fut ung deceveur du monde, Prophète faulx de Satham messaigier, Et président de Antecrist mensongier, Fier et pervers hereticque en couraige, De maufvaistié final monstrant sa raige , Comme enchanteur et prince des larrons, Qui en discord mist princes et barons Par le moyen de son maistre Satham.

Fut ung second2 pervers Jheroboam Qui la pluspart ousta de sa franchise J La grant maison de David , c'est l'Eglise ; Ce Machomet print plaisirs et delictz4 Aymer les gens de vertus abolis , Leur commandant de vivre en convoitise , Guerre , debatz , exécrable faintise , Larcins, cabatz, fraudez, charnalité, Ayante amour, paix et honnesteté, A saincte foy ayant controversie

i. Lorsque Mahomet fit ses premiers voyages, il lui arriva de rencontrer un moine , qui lui fit les plus belles prédictions sur sa fortune future. Ce seroit là l'origine du conte de ce moine Sergius , qui lui auroit écrit l'Alcoran ( Vie de Mahomet, du comte de Boulainvillers; Londres et Amsterdam , 1730, p. 205 , et celle de Jean Gagnier, traduite par Leclerc; Amsterdam, 1748,1.1, p. xxxvnu). Quoi qu'il en soit, ce n'est pas seulement dans la littérature que l'on trouve au seizième siècle des traces vivantes de cette légende; une planche de Lucasde Leyde, datée de 1 508, représente l'assassinat du moineSergius par Mahomet. (Bartsch, VII, p. 40) , n° 126.)

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