‹ Œuvres complètesChapitre 168 sur 190 · H ayant, haïssant · texte numérisé non relu

H ayant, haïssant

Le Blazon des Hérétiques. 317

Sans tesmoignaige aulcun de prophesie ; Et en safoy onttenuz sotz mortelz.

Signes ne a faictz sainctz , supernaturelz, Mais, pour enseigne , doctrines folles , fables ' , En promettant aux gens irraisonnables , Lords, ignorans, de vivre en volupté, A leur plaisir faisant leur volunté, Liberaulx*, francs, et laisser labouraige, Qui tire à soy commun peuple peu saige *. Parquoy le Dieu , qui tout sçait et entent, Nous a montré que son ire dessend Sur Machomet et sur ces Machomistes, Non voullans croire aux sainctz evangelistes , Ne aux vrays docteurs et saiges zélateurs , Des sainctz esperitz certains expositeurs , Qui par grâce ont saine pensée ague.

Et si ne veult que sa loy on argue , Car il f[e]ist sa constitucion Sans argumens ne disputation*, Disans que par puissance et faictz d'armes Pour soustenir ses assaulx et alarmes Comme hardy vaillant bellicateur, Transmis de Dieu î du peuple protecteur, Et non venu pour monstre[r] sa doctrine Spirituelle et saincte médecine , Mais avoir gens par cens et millions6, Pour dominer, ce que affiert à lyons

i . Nyv. : Enseigné n'a sinon qu'erreurs et fables.

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