Et que de plus a été perdu
4. Alloy, c'est, en général, la mesure selon laquelle doivent être mélangés les métaux pour former des monnoies légitimes. Il a pu être pris par Gringore pour désigner toute chose vraiment et légitimement précieuse. On employoit aussi ce mot pour alleu , et il signifieroit alors ici propriété.
a. Virgilius : Et scissâ gaudens vadit Discordia pallâ.
b. Ephes., 1 1 1 1 * : Unus dominus, una fides, unum baptisma, unus Deus et pater omnium.
* Epistola Beati Pauli apostoli ad Ephesios, ver. <, et 6. — La devise que forme le vers de Gringore a été prise par un imprimeur du XVe siècle dont les bibliographes n'ont pu encore donner le nom, mais à qui, vraisemblablement , notre poète l'a empruntée. (Voyez Œuvres de Coquillart , Biblioth elzev., t. 2. Notice bibliographique.)
Les folles Entreprises. 3$
Sans fin mengue ■ , jamais ne se contente ; Aucunesfois machinacion cèle L'intention qui deust estre patente a ; Simulateurs vont par oblique sente ; Fraudulateurs pillent maisons, hostelz; Biens prins, saisiz, raviz, gastez, ostez. Satalites 2 font aux metaulx hommaige ; Hayne sonne la campane ? ou beffroy ; Force ne croit, tant a cruel couraige , Ung Dieu, ung Roy, une Foy, une Loy.
Trayson batist invention nouvelle, Faignant d'estre morne , pensive et lente b\ Du premier coup son penser ne révèle , Plus petite est que ciron ou que lente ; Mais Faulseté es cueurs des seigneurs Tente , Si tresavant qu'en fin en sont notez ; Felonnie espand de tous costez Glaives trenchans et en fait labouraige 4 Que Discord queult et attribue à soy Sans redoubter, recueillant cest ouvraige , Ung Dieu, ung Roy, une Foy, une Loy.
Fortune tient tous humains en tutelle0 ,