DE LA PORNOCRATIE
joies de h maternité : Theure venue, eHe va se
trouver malheureuse. En déQnitivei se dit-elle,
ce n*est pas pour moi que Je suis née» c'est pour
un autre; je ne suis pas un centre^ mais un
rayon ; ma vie n*est pas une vie, c'est un appeû«
dice. J*ai été aimée, Je me suis crue heureuie;
illusion! c*eât pour lui qu'il m*a prise, non
pour moi! Je suis un bijou, un meuble^ j'ai été
admirée, entourée, distinguée, louée; j'ai eu des
succès : mais tout lui revenait, ccmme à un
propriétaire. Ne porté-je pas don nom? Une
femme n â point de nom, si ce n'est aon nom de
petite fille. Elle n^est pas un Atre que l'on
nomme : elle est la femme à Pierre* ou à Paul,
rien de plus. Moi, innocente, aveugle, je me soie
donnée à lui, il m'a voulue, il m'a prise. A quoi
a servi le plus beau, le plus clair de mes années?
A. le rendre beureut, à le ftdre envier partout, à
lui faire des enfants. La femme est une maohine
de reproduction. Il commande, et j'obéis; il
marcbe, et il faut que Je suive. Et maintenant
tout est fini ; mes beaut jours sont passés : que
suis-je? encbainée, usée, éclipsée, solitaire, tout
à rbeure grand-mère, objet d*iroiiie et de jiitié.
Tandis que lui ! ne semble-^il pas croître en
autorité, en puissance, en oçusidérattca^ a'«iH)
DANS LES TEMPS MObEtlNES. M
pas plus superbe, plus fort, plus estimé, plùd maître de lui-même, et des siens, et des àùlfêS, à mesure que son visage se ride, cfjae sa jaxribê fléchit, que son corps se courbe, et que sa têtô se couronne ? La gloire de Thomme grandit jusqu'à la mort ; celle de la femme décline depuis le jour du mariage. Je suis pourtant» à n*en pouvoir douter, du nombre des heureuses ! qu'est-ce des autres? Dérision!... Âh ! je donnerais toutô ma vie pour un jour de Kberté, d'indépendance, de vie personnelle ; car enfin, nous ne sommes pas des personnes. La personnaUté de la femme ne se reproduit pas hors de la famille, elle reste dans Tindivision.
Cette maladie mentale affecte surtout les fêlâmes des classes aisées; celles qui ont du loisir, de réducation : les heureuses, les enviées de là terre. Elle est beaucoup plus rare, à peine on en trouve çà et là quelques traces Chez les gens du peuple, chez la paysanne et la femme de Touvrier, là où Tactivité de la vie, la nécessité poignante nelaissentpasdeplacéauxméditations. La vie de Thomme est un combatt surtout peut rbomme du peuple ; la femme est aon hitatref la oompagnonne, la canlinière. Il s'agit bien, ^tre eux^ de disputer de la prépondérance çt dQ
120 DE LA PORNOCRATIB
Tautorité ! Il faut combattre ; les rôles se distribuent suivant les aptitudes des sujets ; nul n*a le temps de se demander s*il est sa fin à lui-même on s*il la trouve en autrui ; s*il est axe ou rayon, soleil ou planète.
Les ravages de cette affection sont quelc[uefois désolants : les unes deviennent de vraies insurgées; d*autres, ne sachant que faire de leur liberté, se jettent dans Tadultère, quelques-unes, en haine du sexe, se lancent dans dliétérogènes amours. Bien des ménages, parfaitement unis pendant douze ou quinze ans, sont devenus un enfer, sans qu'il y ait eu de cause valable.
La femme qui approche la quarantaine, et qui est assaillie de cet Asmodée, regrette son mariage; oublie mari, enfants, alliance, ménage ; tout la dégoûte, lui devient indifférent, insupportable : c'est elle-même qu'elle veut; elle se cherche et ne se trouve pas.
Il s'agit de traverser cet instant de crise ; il dépend de toi, homme, de sortir sain et sauf de ce défilé, et de guérir ta malade. Dès qu'à certains signes d'impatience, à certaines petits actes d'indépendance, à l'amertume de quelques réflexions, tu auras reconnu le principe du mal^ il favit adopter une conduite froidement
calculée, et sévère. Point d'exhortations, d'admonitions, pas un mot de représentation ; cette maladie ne doit point se prendre par la raison, par la logique; tout ce que tu dirais ne servirait qu'à empirer le mal; Il est clair que tu ne peux ni ne dois nier rien de ce qm irrite ta moitié : cela est ainsi, et cela est bien. Au lieu de chercher à adoucir pour elle la situation, il faut la rendre au contraire, non plus rude, mais plus invincible, plus inexorable. Tu dois être alors comme le représentant de la fatalité. Bien moins encore dois-tu la consoler de ses peines, lui offrir des dédommagements, dissimuler tes prérogatives; elle te regarderait, et avec raison, comme un hypocrite, ou comme un esprit faible ; tù la dé-^ goûterais. Laisse-lui cuver son chagrin, sans un mot, sans une réflexion : surtout alors, pas une marque de tendresse. En ce moment, elle n'est plus femme ; ton amour serait contre nature ; que la continence la plus absolue devienne ta règle. Tu te perdrais, et elle avec toi. C'est par d'autres moyens que tu dois agir sur ce cœur affadi» et lui rendre l'énergie et la moralité.
D'abord, veiller sur toi-même, et tout en t'absh tenant scrupuleusement du lit conjugal, observer la plus exacte fidélité. Pas un mot» pas un gest^
m LA PORNOGRATIB
de galanterie, ni à droite, ni à gàuôhe. Ta flsmmé malade, tu dois tivre, eoinme si elle était en couches, en anachorète. Ta valeur, ton autcuité augmenteront d*autant : elle ne manquera pas de s*en apercevoir.
Séttuestré de tout amour et de toute tendresse, tu dois redpuhler d'activité au travail, d'abord dans toutes les choses qui te regardent; ensuite, et plus que tu ne Tarais ftdt auparavant, dans celles du ménage. Ta fbmme soufl^e ; sa raison est affectée, son cœur ramolli; sans laissar échapper le moindre reproche, flstis eomme quand elle est malade ; qu'elle te Voie mettre la main aux détails domestiques, et prouver qu'en son absence, tu saurais te tirer d'embarras.
Que vos entretiens ne roulent que sur Tavenir î sur l'éducation des enfs^ts, la dot des filles, les dépenses que toutes ces choses nécessitent; les eSbrts que lu as à foire, les mesures à prendre, les luttes à soutenir. Insensiblement ta femme reconnaîtra que tu vaux plus et mieux qu'elle ; elle réfléchira que toi aussi tu es asservi ; que ton existence est Subordonnée ; mais que, tandis
que son coeur gônilè et se ballonne de vapeuni, tu marches résolument, sans plainte, Sens récom?pênseï dans la voie du saeriûce, du devoir. Tdt
DANS LES TExMl^S MODEnNES. to
OU tard elle se dira cela » et elle ooneevm des remords. Puis le naturel féminin reprendra le dessus : après avoir gémi» soupiré, elle s'apercevra qu'il lui reste encore des amies déjeunasse ; elle voudra oueillir ce regrain d*amour, redevenir jeune^ plaira anoore; alors elle est sauvée, f t tu seras plus mattra anoore qu'auparavant.
Ja raisonne des rapports antrs l'homme et la ftmme, comme du droit de propriété.
C'est par la justice personnelle que Thomme peut motiver et légitimer son domaine terrier, lequel n'est au fond qu'une usurpation. Et, eomme en dehors de la propriété^ la société humaine est imparfaite et la liberté incomplèla^ j'ai tiré cette oonséqtience que la justice est nécessaire.
De même je dis que, hofs du mariage et de la subordination du sexe féminin au seite mas^ culin, Tumon de l'homme 6t de là fi^mmaesl im-^ possible ; et comme la prépondérance du premier ne se peut légitimer que par la justice, il faut que l'homme soit juste. Cette justice envers la femine
Iv^l ^era facile par Tampur,
lu DE LA PORNOCRATIB
Soyez justes, hommes, et possédez en pleine supériorité et souveraineté la terre; la justice vous fait tous souverains ; ia nature entière est votre domaine.
Soyez justes, hommes, et possédez en pleine supériorité vos femmes ; la justice, qui est vôtre, est supérieure à Tamour, qui est leur; et sans justice vous ne sauriez dignement aimer ni être aimés.
Toute doctrine contraire est prostitution, et négative du droit ; elle doit être poursuivie et punie. Mais ne vous effrayez pas des réclamations incessantes de vos femmes : leur nature est de tendre sans cesse à la domination, et je dirai même que leur droit est d'éprouver sans cesse notre autorité et notre justice, afin de constater si nous sommes dignes de leur amour.
Car ne vous y trompez pas : malgré leur frivolité, ce que les femmes aiment en nous, c*est la justice, la force et le travail. Quant à Tesprit» elles auront toujours la prétention d*en avoir autant que nous»
Je ne sais quelle femme se scandalisait de voir
que, nous autres hommes, nous trouvons qu'une femme en sait assez, quand elle raccomode nos chemises et nous fait des beefsteaks. Je suis de ces hommes-là.
4( ♦ Ht
Je nie radicalement les génies femmes.
Je nie que le genre humain ait eu depuis six mille ans obligation envers le sexe d'une seule idée ; j'en excepte Cérès, Pallas, Proserpine, Isis, les déesses et les fées; mais...
J'ai remarqué que sur douze femmes de let* tresr artistes lyriques, dramatiques, ou chanteuses, savantes ou philosophes, instruites, il y a au moins dix femmes légères. Qu est-ce que ^{mes R#** gj d'H*** ont à dire là-dessus?
J'ai connu, en revanche, bon nombre de femmes d'un grand cœur, d'une grande âme, d'un grand esprit, qui, pendant cinquante ans, sans se lasser, ni se plaindre, ont fait le lit de leur mari, lavé les chausettes de leur mari , préparé ses tisanes, etc. Toutes étaient honnêtes, prudentes, valeureuses, propres, etc. Je demande ce que nous avons à gagner au change.
9» DE LA PORNOCRATIE
Sans doute, elles diront que les femmes ont autant le droit de B'aninser que les hommes.
Question sur laquelle je ne suis pas d'accord.
Mais quand cela serait, il y a une chose cef^ taine, c*est que, nous autres hommes, nous ne voulons à aucun prix de femmes qui s'amusent ; et comme nous ne sommes pas obligés de les prendre, si ces dames, après 8*être amusées jusqu*à quarante ans, crèvent de misère et d'abandon à cinquante ans, je demande à qui la faute ?
Ne sommes-nous donc pas nos maîtres?
C'est à prendre ou à laisser.
La Pomocratie moderne. — On a parlé de la féodalité nouvelle, ou féodalité industrielle. Elle a un triste pendant : o'est la pomocratie.
Abstraction faite du gouvernement, qui n'est guère autre chose, en toute société, que l'instrument des partis, des passions, des vices ou des intérêts, quelquefois des libertés, des vertus sociales ; quelquefois tout ensemble ; on peut considérer la pomocratie comme la deuxième puissance de nos jours, après celle de Targent*
DANS LES TEUPS MODBftNES. 227
Puissance occulte, depuis loû^emps dénoncée ; tout se fait par les femmes. Depuis trente ans, cela s^accuse peu à peu par des théories, des livres, et un parti, qui n*est Autre que la ioAêfne*
Pomocratie et malthusiamsme devaient aller ensemble. Gela s'appelle, s'accouplé, â*unit, se marie ensemble, comme la cause et Veftét.
Vnn demande qu*on ne fasse plus d*enftiûts, et Tautrç enseigne à n*en plus avoir :
La polyandrie pour les femmes ;
La polygamie pour les honuneâ ;
La prosmiscuité pour tous.
Voilà le secret demandé par Malthus.
La vie est un banquet, dit Malthus ; bravô! dit le pornocrale ; nous voulons le plaisir, la Jouissance, le bonheur!
Travailler peu, consommer beaucoup, et foire Tamour.
Point de salut qu*avéc la liberté ôt le droit.
Avec la liberté et le droit, plus à'e/fMimtion.
Le producteur entouré de toutes lèâ garanties qu^il demande en vain à la centralisation, obligé de compter sur lui seul. Pin de Tinfluence féminine. — La nation française garde ses
ns DB LA PORNOCRATIB
qualités propres, et y joint celle des autres peuples.
Toute prostitution a son principe dans le sensualisme et Yidialisme .- elle peut se définir, la sulbatemisation de la volonté par les sens ou Tidéal, ce qui veut dire la prostitution de Tesprit, de la conscience et de la liberté, à un but inférieur, la jouissance ou délectation voluptueuse.
Toute doctrine qui, au lieu d*assouvir Timagination et les sens, de soumettre la passion à la justice, tend au contraire à les flatter et les satisfaire, incline à la fornication, à la pornocratie.
La philosophie amoureuse de J.-J. Rousseau est de ce nombre.
Le naturalisme de Bernardin de Saint-Pierre, également. Ces deux écrivains sont d^excellents moralistes dans la meilleure partie de leurs ouvrages; leur intention n*est non plus jamais accusable ; mais, par les concessions qu'ils font Tun et Tautre à V amour et à la volupté, il y a en eux une tendance équivoque , qui , du reste, se retrouve dans leur vie...
Il faut ranger dans la même catégorie tous les idolâtres anciens et modernes, religieux ou simplement artistes et dilettanti. La suprématie
accordée au principe esthétique sur le principe juridique et moral est le vrai ferment pornocratique. G'çst par là que tant de gens arrivent à la prostitution de la conscience, et à Tabandon du droit, à la philosophie d*Épicure; la délectation artistique les saisit d'abord, Tadoration du beau ; et bientôt Tépicurisme et le sensualisme.
La gent lettrée et artistique, à part d'honorables exceptions, est peu vertueuse, peu amie du droit, peu exemplaire dans ses mœurs. De là, la Vie de Bohème et tant d'autres.
Ce n'est pas ainsi qu'en usaient Albert Durer» Rembrandt, etc.
Le mal est à imputer aux réformateurs passionnalistes, sensualistes, etc., Helvétius, Saint» Lambert, et, de nos jours, aux saint-simoniens, enfantiniens phalanstériens et communistes.
Enfantin entreprend de réhabiliter la chair : il ne comprend pas autrement l'abolition du christianisme, et l'esprit de la Révolution qui l'abroge. Il déifie la richesse, le luxe» l'amour» la volupté.
Fourier établit son système sur Tessor des passions, sur leur liberté et Téquilibre qu'elles se doivent faire, selon lui, naturellement. U n'y a pas de sacrifiée; le dévouement est superflu. . .
3S0 DK LA PORNOCRATIB
Mais tous deux sont renveraës par ce jRilt que la fticalté da consommer et de Jouir va bien plus Tite que édile de produire ; que le triTail humain, avee tous les eâbrts imaginables, ne peut anriTor à donner à ohaeuii qu'un modeste bien-être; que retirait de la volupté est bien autrement puissant que edui du travail, et que si se dender n*est soutenu par une force supérieure, sévère, impérative, qui ast la consdence, il y a bientôt désordre et anaidiie, et que tout est perdu.
Le êéM et Vidéëlj même catégorie.
La religion propose aui: hommes pour prin^ cipe, modèle et loi, l'Être souverainement paifeit le Dieu étemel, absolu» infini, ete*
Vice de cette méthode :
Montrer de Tor» des vases précieux, des bijoux»
est' ce dJj^pWIMpfV • éWStfUM* ¥i6Mf
Étaler des soldats , passer des revues, menacer sans cesse ^Europe de 600,000 baïonnettes, estce du gouvernement, de Tinfluenee, de la force t
Jlusçr, toomper, mntir, se paijurer, trahir^ est<^ d# la politique f
DANS LES TEMPS MODERNES. t3i
Faire respirer Todeur des mets, est-ce apprendre la cuisine ?
Être malade ou bien portant, est-ce savoir la médecine ?
Faire voir des nudités, est-ce Tamour f est-ce le mariage ?
SimilitèTy adorer un Dieu parftdt, un Christ héroïque, doux, tendre, compatissant, ce n'est pas de la morale ;
Faire des processions, bâtir des églises, fbndre des cloches, des statues, des calices, ce n'est pas avoir de la religion ;
Une constitution , des codes, une procédure, etc . , ce n'est pas de la justice ;
L'idéalisme chrétien est impuissant ;
Des mystères, des allégories , des mythes, ce n'est pas de la raison. Rien de plus beau qu'Homère et Phidias, etc.; cela n'a pas sauvé la Grèce; le Romain, avec son jus^ était plus fort que le Grec.
Oui, cent mille fois oui, devant le Droit rien ne tient ; tout est immoral, reprochable :
La propriété, c'est le vol;
232 DE LA PORNOGRÀTIB
La communauté, dissolution;
La concurrence, brigandage;
Le commerce, agiotage;
L'autorité, oppression ;
Le suffrage universel, anarchie ;
La religion, déchéance;
Dieu, Satan ;
Amour, paillardise ;
L'idéal, péché;
L'absolu, néant ; -
Le travail, servitude.
Cela empêche-t-il que ces divers éléments ne fassent parties nécessaires de la constitution sociale ?
Il n'y en a pas d'autres.
Ce sont les forces du monde de Tesprit, de l'ordre économique.
Qu'est-ce donc qui sanctifie et consacre ces forces ? La justice, qui opère leur balancement, etc.
Ht Ht
Amour-propre, principe de justice :
Plus je me sens beau, plus je me respecte ?
Plus j'aime, plus je crains de déplaire, et plus
encore je me respecte; mais plus je me respecte, plus je suis juste.
Ht
On se croit fort pour ressasir un lieu commun, vieux comme le monde, que Tamour est le maître des hommes et des dieux; qu^il triomphe du héros comme de Tesclave, du sage comme de rignorant , que sa puissance est irrésistible, fatale.
Eh ! imbécile, il y a bien d'autres fatalités que celle-là : Qu'est-ce que cela prouve ?
n est fatal que vous mangiez et buviez : est-ce une raison pour prendre votre dîner sur l'arbre du voisin, dans sa marmite, ou son cellier? Il faut travailler, gagner votre dîner, et le gagner avec probité, et cela tous les jours!...
Oui, l'amour s'impose : mais ne volez pas le bien d'autrui ; soumettez-vous aux conditions de Tamour normal, qui sont le mariage et ses obligations.
Dans l'ordre de nature, le concubinat est fai^ blesse, faute vénielle.
Mais il appartient au législateur de le proscrire; comme il lui appartient d'approprier la terre...
934 DE LA PORNOCRATIB
Et il est certain que la tendance de la civilisation
es\ dans ce sens.
Par la confusion des idées et rauarchie de r^ atendement on arrive, au moral» à la dissoluti( n et à la prostitution.
Semblablementi par la prostitution et la dissolution des mœurs on arrive au chaotiame
inleUectual ; tout cela ae tient; tout cela est réciproquement cause et effet,
L'honune de nui^ura diasoluea n'a pas de principes ni morau)^, ni religieux;, ni plnloaophiques; il se fait une raison à Tinstar de sa conscience, la lucidité de l'esprit avec les ténèbres de la conscience sont choses incompatibles^
Le désordre amène le désordre ; Tordre, au contraire, appelle Tordre.
Et tous deux se font impitoyablement la
guerre : Ta^i$ «ra^ia dtcoxei.
Faites de la lumière dans les intelligences, elles reviendront aux bonnes mœurs ; faites de la lumière dans les consciences, obligez les cœurs à croire à la justice, ils se referont bientôt des
ineories, une doctrine, une philosophie, une science universelle.
C'est pourquoi la femme, dont les allures, les habitudes, Tesprit ou les mœurs, sont en sens contraire des aptitudes de son sexe, ne tarde pas à perdre, avec toutes les vertus de ce sexe, le sens moral et le sens commun. Elle redevient une bêle.
Le peuplé français est un peuple femme.
Il a des qualités excellentes, Supérieures; il est aimable en société, de conception vive, d*întuilion facile, sympathique à tous, facile, sociable, point avare, sensible au beau, prompt à l'héroïsme.
Il produit des génies supérieurs, des écrivains, des penseurs, des artistes, des inventeurs, des savants, autant que peuple du monde.
H marchera toujours, dès qu'il verra le monde marcher, et ne voudra jamais feslêr en retard. Il a l'ambition de faire en tout mieux que les autres, et malheur au gouvernement qu*ils soupçonne de l'empêcher de faire bien et de se distinguer.
236 DE LA PORNOCRATIE
Avec tout cela, il est positif que le Français, toujours prompt à créer et s'émouvoir, s'ameuter et s'émanciper, comme les femmes, n'a pas le sentiment élevé de la liberté, de la liberté civile et politique. Il ne la comprend point et s'en soucie peu, comme les femmes.
Il est facilementla dupe de qui le flatte, comme la femme.
Une fois entraîné, il se livre aisément, se vautre dans sa prostitution, comme la femme.
n a besoin d'être contenu par un mélange de caresses et d'autorité, comme les enfants et les femmes; la dignité de l'homme libre et le sens moral ne lui suffisent point : ces dons supérieurs sont faibles chez lui, comme chez les fenunes.
n est vaniteux, comme la femme ; crédule aux charlatans, comme les fenunes. Gomme c'est une loi que le gouvernement soit l'expression de la société, il arrive que le gouvernement, en France, appartient aux médiocrités, à des génies qui n'ont rien de viril, qui portent de fausses barbes.
La révolution de 89 a produit quelques vrais mâles : la démocratie n'en a pas voulu, elle les a souillés, elle les renie, les flétrit : — Mirabeau, Danton.
Mais elle a adoré Robespierre...
"WtrrTJç-j
dustrieuse, vertueuse ; mais de la force de théâtre, de la force brutale, militaire, stérile.
Le rapport de M. Delangle, sur la statistique oiimiaelleen France, de 1831 à 1860; etrarliclede laR^vue britannique be^e^ 10^^ livraison, servent à prouver, contrairement aux conclusions du garde des sceaux, que la moralité publique en France a subi une efTrojrable dépression depuis dix ans.
Diminution des crimes contre Tordre, des brigandages, de Tassassinat, de tout ce qui suppose une certaine énergie, mais augmentation des délits bas, lâches et vils :
Grimes contre les mœurs, surtout commis sur deseûfantsi et des deux sexes;
Infanticides;
Fornication générale, adultère (non pour- •idvi) : vie de bohàme ;
Délits contre ThonneOr, manque de parole, escroquerie raffinée, non prévue par la loi, détournements, agiotage, jeu, pots^-de-^sin, vénalité, trahison, ingratitude, concussion, banqueroute frauduleuse ; désertion du travail, etc^
m DS LA PORNÔCRATIS
diînuii et les réformes économiques ayant êttivii il uê sera pas possible que la France soit autrement que libre. Et elle restera libre, parce f tt*il &*y aura plus rien qui puisse Tempêclier de l'être; par elle-même, par la force de jugement, par Ténergie de oaraclèrei par fierté d'âme, senti'* ment du droit, religion de la légalité, la France tte deviendrait jamais libre. Elle en est incapable, sa démocratie le lui défend
L« oults da Tamour et de la volupté est le fMAOcr di la nation françaisSé.*
La parti républicain a flatté cette inclination détestable»
Joumausc à cinq oentiméSp du dimanche. Le paupla repu de romans : assouvissement de la luxure pour îoute instruction!...
Nation finie; qui n'a plus de mission, plus de rdlsf qui inaugure la nouvellle Babylone avec la iaïusique de ses 130 régiments; qui fait de la fçrçe, pour tout emploi ; non de la force uUle, ixh
" mv. ^:vi
dustrieuse, vertueuse ; mais de la force de théâtre, de la force brutale, militaire, stérile.
Le rapport de M. Delangle, sur la statistique oiimiaelleen France, de 1851 à 1860; etTarliclede laR^vue britannique be^e^ 10^^ livraison, servent à prouver, contrairement aux conclusions du garde des sceaux, que la moralité publique en France a subi une efTrojrable dépression depuis dix ans.
Diminution des crimes contre Tordre, des brigandages, de Tassassinat, de tout ce qui suppose une certaine énergie î mais augmentation des délits bas, lâches et vils :
Grimes contre les mœurs, surtout commis sur deseûfantsi et des deux sexes;
Infanticides;
Fornication générale, adultère (non pour- •idvi) : vie de bohàme ;
Délits contre Thonneûr, manque de parole, escroquerie raffinée, non prévue par la loi, détournements, agiotage, jeu, potS'-de-'sîn, vénalité, trahison, ingratitude, concussion, banqueroute frauduleuse ; désertion du travail, etc^
340 DE LA PORNOCRATIfi
Il y a décadence dans le crime même! Natioa qui rappelle Tltalie au xvi* siècle.
De même qu'au culte du vrai Dieu s'opposait Tidolâtrie» dans la pensée du monothéiste juif et chrétien ; de même à la justice, respect du culte de rhumanité, s'oppose la prostitution de nousmêmes.
La prostitution ! C'est le sacrifice de la dignité humaine à Tégaïsme^ à la cupidité, à Torgueil, au plaisir, à toutes les réductions inférieures. On ne se prostitue pas, en réalité, à un autre; on ne se prostitue qu'à sov-même.
La mode la plus ordinaire de prostitution est la vénalité de la femme. Une variété est la vénalité du talent et de Tintelligence; la vénalité politique. Toute prostitution commence par la /ornicatian amoureuse.
La glorification de Tamour et de la volupté, telle que l'enseignent les romanciers, les dramaturges, les poètes légers, est excitation à la prostitution.
Toute philosophie sensualiste et ehameUe»
prostitution :
Prostitution politique;
Prostitution matrimoniale ;
Prostitution amoureuse; ^'^'
Prostitution vaniteuse ;
Tout revient à la jouissance^ dont le mode la plus recherché, le plus cher, le plus universel; le pivot des autres, en vue duquel les autres n'existent pas, sans lequel le reste n*est rien, c'est la volupté.
Jadis on ne commettait pas beaucoup moins de fautes, peut-être. Mais la différence avec aujourd'hui est grande. On cédait à la passion, quand on croyait à la pudeur ; aujourd'hui on n'a pas de pudeur !
L'essence de la pudeur est la nation dô l'amour pour l'amour.
Depuis Jeau-Jacques Rousseau, l'amour a repris le dessus sur la justice, et nous voyons ce qui en résulte.
M PS LA pobkocbahb
J'ai eu tort de dire trop de bien des femmes : j'ai été ridicule.
De h pomocratie et de VefémhaHan dans Us temps modernes. — Cette contagion se propage partout, en Belgique et en Allemagne comme en France. — Les nationalités se liment, s^eflacent en se polissant.
La France a été saofllée de gloire militaiicê par Louis XIV, el de clinquant.
Vingt ans après la mort du grand roi elle avait perdu le souvenir de ses défaites et de ses misères.
Puis elle est devenue libertine avec Voltaire, Montesquieu, Diderot, etc.
Puis elle s'est faite sentimentale avec Rousseau ; la volupté combattue par la luxure.
De nouveau saoulée de militarisme, fille de caserne, sous Napoléon.
Enfiévrée plus tard de dUeitentisme, d'indue^ trialisme, de bancocraiie, de plat Jacobinism9,
DANS LES THiMPS MODISRNES.
A mesure qu'elle a marché daus aa dépravg« yatioiiy ses facultés viriles ont faibli.
Aujourd'huii o*est une proatitoée.
15 juin 1862. — Assisté & Bruxelles au ijpm* tacïe du Parci — représentation donnée par Ravel^ artiste du Palaia*Hoyal» Tancien oompa* gnon d'Alcide Tousez et de Orassot.
Une fièvre irilante; — Gàe^ me petite damn — La ferme dePrime-Boee.
Ces trois pièces peuvent servir à mwtrw li gâchis de sentiments, d'idéeSi le londa de luxure etd*obscénité qui possède aujourd'hui les auteurt*
Ce qu'il y a d'étonnant c'est que le publio a']F comprend pas grand* chose, malgré ta bonne volonté de corruption.
La première de ces pièces» d'un M* Mélei* ville, est une eatyriaeis. C'est la peinture d*tta
homme de vingt^cinq ans, amoureux, ou plutM avide de femme, et retenu par une timidité égale à sa rage sensuelle. On le voit due un mxno* logue perpétuel que mettent en relief lee iiiei* dents plus Qu moins bouffous de la pièce, plmfé dans un rêve de lasciveté coutinualle, ee déeee^ pérer de sa poltronnerie, s'exalter, voubir se tuer, haïr les femmes, les adorer, enfin cluutgé en bête au point de tomber dans uo aoeèe ai
tl4 DE LA POKNOCRATIE '
lycénlliropie, et d'aboyer (d'amour) comme un cliien!...
Tout cela» émaillé de mots bouffons» équivoques, de scènes lascives» etc.
Il y a une censure en France!...
L'auteur est allé jusqu'à friser la promiscuité des sexes dans deux scènes où il montre trois jeunes filles déguisées en garçons, et qui viennent inviter leur voisin ; puis, ces mêmes jeunes filles, sous le costume de leur sexe» et que l'amoureux transi continue de prendre pour des hommes, se vantant de les pouvoir baiser alors sans émotion ! . . .
Chez une petite dame : mœurs de demi-monde ; c'est la moins immorale des trois. — Dans la ferme : tentative de séduction d'une jeune fermière par le prince de Galles» déguisé en boucher. — Ceci n'est rien. Mais la jeune missesX servante chez un fermier» qui l'aime sans s*en douter» comme une sœur» et» pour procurer du bon temps à cette sœur, veut se marier avec une épousé qui fera le gros ouvrage de la ferme I — Toujours de hi fraternité mêlée à V amour.
Le moindre coup d'œil jeté sur le théâtre moderne suffit pour montrer que les auteurs se plongent dans la vie de bohème; qu'ils y ou-
Blient et la morale, et la nature, et Tainour; que, dans leurs pièces, ils substituent sans scrupule Tesprit de ces dames à celui de la société qu'ils façonnent sur leur modèle, faisant ainsi fonction de proxénètes et de corrupteurs.
Les noms les plus obscènes, les plus vils, suffiraient à peine pour donner une idée 4e ces mœurs.
Prostitution. — Elle tend, dit B***, à devem'r universelle. On ne peut plus se fier à aucune femme, à aucune fille. Celles à qui la fortune accorde tout en abondance, et que le besoin ne pousse pas à une galanterie mercenaire, s*y jettent par désœuvrement, curiosité du vice, inflammation des sens et recherche de la volupté.
On parle, à Spa, de sorties nocturnes des jeunes filles pendant la nuit. Là, les maisons ne ferment qu'au loquet. Tandis que les papas et mamans dorment dans leur chambre, fatigués de la roulette, la jeune fille se relève, sort à pas de loup, et trouve son amant d'un jour, qui la pro-
946 DS; LA PQHNOCRAÏIB
miue au clair de la lune, sur Us mo^tagnM* G*^ le cas de rappeler ce vers de JuTéual ;
Nil in moutibut actum?
g*** j^^ raconte qu'on vient lui offrir che;s Jui des jaunes fiUes par lutASy de quatorze à dix^buit ans. Voulez-vous brune ou blonde, grande ou petite, mince ou forte ? ... Il y a à choisir. Tout célibataire ou veuf, riche, ami du plaisir, est poursuivi par les entremetteuses.
Y a-t-il volupté réelle, demandai-je? — Non, c'est gaucherie, stupidité, besoin urgent, absence complète, ches la créature, de plaisir, de ten« dresse, d'art. De la chair toute crue, et la vanité cannibale de croqmr un tendron. L*ouvrièrû ne peut plus vivre de son travail ; c'est prouvé. A moi la prostitution, dit-elle. La femme vit de privation, le mari perd courage, on fait det dettes, des dupes, pour soutenir un moment un semblant d'élégance. — A nous la prostitution ! disent-ils.
Il se voit des jeunes filles longtemps purea^ qui se sont sacrifiées à soutenir leurs parentd, à élever leurs petits frères et soeurs, et qui, suffo^ quées dç cette incurable misère, ae décident un
DANS L]£» TUUh^ HODEHKKS. ^7
jwri J/Mx obtooîr un lég«r «douciisement, k «e liviw i leur UHir« De hur parti ç'mX riaolutioo IxirgS^M, mais qua trèiB^raremeut on deyine, car eUaa m le diaaut paa. *- Ces créatoraa deviao-
nent des ennemies acharnées du saxe mâlo« Jijftèê les pramièras ralationgi la boute vaincue, ellii dsTiannant las plus babilas et les {dus im^ pitoyaUas spéculatrices^
Ou reste» k prostitution est la source de Tini^ mitié entre TboBune et la femme, et» par suite de r^tiactiou de Tamourf de la dépravation d^ sens, le principe des jouissances contre nature.
Suivant B^**i qm m*a dit le tenir d'un agent de la police» il j aurait à Bruxelles 1»800ou 2,000 personnes ewvaincues de cette sorte de momrs.
Un fiait qui indique la profondeur et la précocité de la corruption de la jeunesse, c'est qu*on en voit qui se réunissent à trois ou quatre pour entretenir, è frais communsi une femme. Cette communauté est le dernier degré de bassesse. -^ P^ visites solitaires à une fille publique sont
cent fois au-dessus.
Le concubinage, ou mmir liir^t qu'il serait mieux encore d'appelo* mariage libre ou s^jet à révocation» devient très-rare« — La jeunesse^
218 DE LA PORNOCRATIE
ayant perdu la honte et la délicatesse» ne 3*7 est pas arrêtée longtemps. On préfère la voltige, bien autrement excitante et coûteuse ; la promiscuité. ^ C'est le métier de la lorette, qui aujourd'hui remplit l'Europe.
Les célébrités du genre, dont on a vu une cinquantaine à Spa cet été (1859), ne sont nullement, comme on pourrait croire, les plus remarquables par la jeunesse et la beauté. CSe sont toutes femmes de vingt-cinq à trente ans, ayant passé la fleur de la jeunesse, le corps déjà flétri ; mais devenues expertes et raffinées en débauche, et illustrées par les aventures les plus scandaleuses, les hommes qu'elles ont ruinés, le jeu qu'elles jouent, etc. — Quand l'amour s'éteint et que les sens s'émoussent, la vanité et la curiosité les remplacent. Gela se comprend. Le commun des hommes ne se pouvant distinguer par rien, trop lâche pour conquérir par le travail, la probité, la distinction sans laquelle la vie n'est rien, se signale, comme les écoliers, par le tapage, les cris, les grimaces, le jeu, la débauche, les chevaux, habits, etc.
Ceci me reporte à d'autres idées.
Tout homme peut se dUtinffuer "por quelqae chose, assez pour que son amour-propre soit
satisfait, son existence honorée ; il ne s'agit que de le vouloir. — Le travail, l'application, la constance, Tétude, une probité sévère, la fidélité dans les amitiés : tout cela est à la portée de tout le monde, de toutes les conditions, et, dans un siècle de dissolution, d'une certittude de succès immanquable.^ — La distinction serait donc plus difficile à obtenir, dira-t-on, dans une société formée en grande majorité d'honnêtes gens?... A quoi je réponds : Devenons d'abord tous honnêtes gens, et nous jouirons de quelque chose de mieux que la distinction; nous aurons la félicité universelle, l'estime et le dévouement réciproques, la haute fraternité. Nous serons renouvelés.
Des journaux en sont venus à prêter leur ministère à des correspondances coupables, sous formes d'annonces énigmatiques. On me signale X Office depuiliciié et r Étoile lelge.
En Amérique, il est bien peu de propriétaires de négresses un peu jolies qui ne se trouvent transformés en proxénètes. La négresse, rapportant au travail des champs, seulement deux
m n Là poufocaUTii
AoUan par simtiiif» m produit dnqwato ptf la proititutioQ.
A New-Y(»rk» tooi l«i vioat a(9iUaéa tnmfant amplameat à aa aatiâAiira.
Par tottta rEuropa, oaféa chantaiita, aatamlfiita aaaortia da fammaa (on oita> atitra aatraa» at Ton tanta» pour oat objai» Auv^a» BottMdaat Ama»
lardaiDi ato.)
Tout luxa dégénéra an loxora; toota gfMde ftnrtoiia dégénéra an aima. --» Gaal ail da pvta^ aipa*
La lecture d*un roman amoureux» at la viatta à la maison de tolérance qui s'ensuit, font plus de mal qu'uno. semaina de labeur pénible.
Dépravation hidaïaaa da la dmnaatidté, par absence de pudaur at de raligton. Gonaultaa laa fammaa; allea sont aorlea danta» dana la désolation. «^ Go aont dea anaodotaa» daa traita da bêtise» d'impudenôe, à n'an pas finir; Ma inpii» dioité raisannéaé réaolna, snaino^
DÀN8 LfiS TfiMPS MODS^NES. : Wn
La domesticitéi la dasse ouvrièrei toiis foht voir ce que c*est que la femelle de Thoiamt*
Quand la police, la critiqué, lés afiistes, les gens de lettres et les pèf es de famille Se monlferont sévères et résolus, ce sera fini de l'immoralité.
L'époque ne produit rien que des photographies obtodnes, des figures de lorettes : hUer quai.
Tout s'est prostitué, jusqu'aux anciens puritains du jacobinisme. -— Jeunesse flétrie : rien ne lui gronde dans la conscience : apostate de la religion de ses pères.
Il faut organiser une propagande contre la dissolution des jeunes gens et rinsurgeuceféKni&ine. La première condition, ô hommesi pour rester
m DB LA PORNOCRÂTIE
les mattres, c*est de savoir commander à vos sens, et d'être continents.
Mieux vaut une jambe de bois à la maison ^'une crinoline à TOpéra.
Il faut exterminer toutes les mauvaises naturesy et renouveler le sexe» par Télimination des sujets vicieux, comme les Anglais refont une race de bœufs» de moutons, et de porcs, par Talimentation.
Ce qu'on nomme une demoiselle bien élevée, est une fille très-mal élevée, une femme inutile.
n dut étudier les races, et trouver celles qui produisent les meilleures épouses, les plus
utiles ménagères : la Flamande, la Suissesse, l'Anglaise, la Russe, etc. — C'est à ce point de vue surtout qu'il faut étudier les croisements.
Écarter sans pitié les créatures insolentes, vicieuses, peresseuses, faites pour le luxe, la toilette et Tamour.
JDroit de la force. — Vous en parlez comme un aveugle des couleurs, par habitude, et en vertu des préjugés, comme font les enfants, les femmes, et tout ce qui ne réfléchit pas. — Ce droit est le plus ancien, et en pratique, le plus fondamental; hors de lui, rien ! toutes les nations sont forcées de Texercer, et de le faire respecter en elles, à peine de périr.
Femme, esprit fort, impie, irréligieuse :
c*est à prendre en grippe la philosophie. Savez» vous donc que nous n'avons pas encore remplacé ce sentiment profond de morale intérieure qu'on appelait sentiment religieux, qui donnait un caractère si haut à l*homme, à la femme et à la famille. — Misérable, qui croyez que cela sd remplace avec de la critique et des phrases.
254 DE LA PÔRN6ÇRATÎË
Est-ce le spectacle, l'Opéra, le Vaudeville, m THippodrome, que nous mettrons à la plaee de rÉglîse? Le spectacle n*ést qu'une excitation au pldislr et à la volupté ; tin moyen d*agitatiM tout au plus. — De morale impossible.
Il faut que nous refassions de la llionli quelque chose comme un culte. Nous pouvons, avec les seuls forces de Tesprit, donner une théorie, définir le droit, en formuler les applications ; dire de fort belles choses. — Mais en remplir le cœur, l*âme ; en faire une poésie, une publication, une sainte allégresse! Jamais! 11 nous faut autre chose.
11 faut revenir ici aux sources, cherchée !è divin, nous retremper dans une vénération» qui nous soit en même temps un bonhèUf. NôUS cherchons quelque chose de mystiqiiét qui dépendant ne choque pas la raison, précisément M que voudraient faif e, aVèô le christianisme, les croyants concordataires.
Pour moi, j'ai cfu qu'il Allait remonter, ou
descendre, jusqu'aux couches lèâ {^Ui profendei de rhistoire,
ta raison pure et pUloéôplii^e ne suffit plltl, pas môme aux raisonneurs et auS philosopkfil«»pe là tant d*apostasies & Ifi raisôUt
DANS LÉS TEMPS MODfîftîiBS.
Kbud ilè pouvotis noua cdiitêiitéf dû j^ArlMi- Hme; il édt aussi môH que le reâte.
Du déiâme, de k mà^e, des tables tourûftûtMi des esprits frappeurs; uôû, il n'en Sarent pu plus (fue nous-mêmes.
Du paganisme, non, encore moins ; c^est dé 11 puérilité.
H fkut remonter au delà de Tinstitutioû àst sacrifices.
Je ne vois que k famille qui puisse nous itt-^ téresser à la fois d^esprit et de cœur, nous pénétrer d'amour, de respect, de î^ôuetUement ; ûôUS donner k dignité, lé calme pîéuî, le profond sentiment moral, qti'éproutait jadis le Chrétien au sortir de la communion.
C'est un patrhrcMt ou patriôiat nouveau, auquel je voudrais convier tous les hommes.
Là je trouve une autorité suffisante pour l'homme, liâut respect de lui-même ; — dignité pour la femme, et modestie : et dans tout cet ensemble, quelque chose de mystérieui, de ctivini qui ne contredit en rien la rdâon, mais qui pèpendàntla dépasse toujours,
DB LA FORNOCRATIB
La justice, si bien qu*on Texplique» reste tou«jours, au fond, un mystère comme la vie; Tamour conjugal, Tamour transformé par le droit, qui a chassé le rut et l'idéal ; mystère ! la femme est mystérieuse, comme la g;énération et la beauté.
Établissons sur ce fondement la justice inflexible, la morale austère, rinviolabilité du libre arbitre, le zèle de la vérité, de la science, de régalité, de la pudeur ; ménageons des jours et des lieux de ralliement aux familles : nous aurons une religion.
Nous avons perdu l'habitude du recueillement, -*<• nous ne savons plus vivre en nous-mêmes, être heureux avec notre conscience, comme le croyant Test avec son dieu, qui n*est que la voix de son cœur et de sa conscience... Nous nous fUyons nous-mêmes; nous avons besoin d*être sans cesse les uns chez les autres; notre exis* tence est un pêle-mêle. Point de reUgion domestique. Le père et la mère finissent par s*ennuyer Tun de Tautre : mieux que cela, ils s'ennuient en commun, comme des gens sans conscience çt
DANS LBS TEMPS MODERNES. SS7f
sans morale : autrefois, le dimanche^ ils allaient passer une heure à Téglise, et la journée entière était bonne et heureuse. Maintenant ils ont besoin de bal» de soirée, de spectacle, d*étourdis^ sèment. — Ils ne trouvent la paix que dans le travail, dans la peine !
Et Ton croit remédier au mal, en découronnant rhomme, en émancipant la femme ; en fisdsant des époux des associés^ des concubins, des communiers, des actioimaires d'une entreprise AibprogénUwrel
Un homme déchu; une femme insolente:
quelle vie I
Supprimez la liberté individuelle, plus de société.
Supprimez le mariage, Tautorité paternelle, la famille ; plus de société, plus de cité, plus de nation. — Un ordre factice, sanctionné par la force.
Affaiblissez la base sociale, par la diminution de la lUerté et la dénaturation de la famille, vous affaiblissez le lien social.
Aujourd'hui nous nous savons, ou nous nous
M DB LA l»attNOCBA¥lË
croyons en progrès! Nous tendons è un ordre de choses supérieur, où la paix sera perpétuelle, le trfttrail solidaire, le bien-être mieux réparti^ la vertu générale. Croit^on qu*on y arrivera par la ruine du respeet oonjugalf
Est-ce que Ton voudrait démolir lllf»Biilit
— Il y a des temps où rabaissement du sens
moral passe des individus aux maSseS t le monde
en est témoin depuis 1848. La corruption était
grande à partir du Directoire ; mais elle restait plutôt privée que publique. Tout à coup il y a eu explosion ; la masse se ciOrrompt et réagit sur le reste. Où s'arrêtera cette dissolution? On ne le
Mit pas.
tfne Qàtidn en âissolutioa est eommê tm «vtp»
atteint de gangrèae : l'orteil seul paraît atta^é,
et le fihlrai^eti eoupe le pted. 9it lAOs pltii itrd la ^ikgrène reparatt à la jatobe, O ftitit eotipeF
la cuisse ; enfin, elle se met au VebU^ et tdllt ê|^
daKS lë8 Temps modernes. it»
fl y i iiii j^tiMitHi d« vit iiiimilt i
il 7 a un principe de vie sociale.
Qi ^dpè H maniftfti par li raUgio&i la jttlUMf la poUtiquii la poéaia» la liltératurt p Tarti h fiMBflto» latraviâl allai amura»
Pùmôdmtte et Smpifê. — Abolition des libëf lés èommiinales et dé la vie provinolale :
Abolition du mariage et de Is foiûltle.
Plus di individualités : On y arrive également par la transformation 4u mariage en concubinat, par amour libre et promiscuité, et par Tomnipo-
tende de l*Êtat.
La possession vlgonreusôment atteinte : l^riK jets datoi de sneeassioni plus HtpatéfuiU.
RofRQir dtt ménage chéz ia fbmme ; horreur du
métier chez Thomme; développement dé ViftW-^
Hmmttxh.
Hôtel garni, ci^s puv^ères; Yoîîl désorm&ls
S60 DE LA PORXOCRATIfi
pour le domicile ; uu emploi, un cadre, voilà pour l'homme.
Les Napoléons, loués d'avoir chfttré le pays en supprimant les droits et les libertés publiques ; la pomocratie consommera l'œuvre, en châtrant les maris par la substitution du concubinat au mariage.
Napoléon III, chef de l'État, des libertés et des propriétés, des places, des droits ; M. Enfantin avec sa concubine, chef des ménages, confesseur des maris, etc.: un empereur, un pontife.
Plus de doctrines, d'idées, de théories, de système. A bas la raison, vive l'impromptu ; vive l'arbitraire ! On tàte le pouls à l'opinion ; on l'excite; on lui imprime une direction; et alors, fHfx popuK, vox Dei.
D'un côté, comme de l'autre, on organise la guerre à la famille et à l'individuaUté.
On ne veut plus ni de mariage, ni du droit.
On tend à une prostitution générale. C'est trèsmanifeste.
Les aveux explicites, les théories des femmesauteurs le prouvent.
DAKS LES TEMPS MODERNES. SOt
L*AMOUR POUR L*AMOUR, voilà IcuF devîsc...
Or, Tamour pour Tamour exclut le mariagey les charges d*enfants ; il veut la papillonne; donc la PROSTITUTION. Voilà oii nous en sommes
Toutes les idées se tiennent.
Qui veut la destruction du mariage» VémanH^ pation de la femme, veut la ruine du droit et de la liberté ; tourne à la sodomie.
Tout cela est bien accusé, bien carré.
La personnalité, nulle dans un concubinat conçu sur le pied d'égalité générale.
Dans la société de commerce, Tassocié le plus fortentraliierautre: s*ilssontégaux, incommodité; alors, le plus souvent, séparation, à moins que des deux parts la personnalité ne soit très-faible.
Ou bien encore, les pouvoirs se partagent, et chacun se fait un petit royaume.
Le vrai mari, pater famiuas, est Thomme le plus fort. Dans un état composé de vrais chefs de famille, pas de tyrannie.
Aujourdliui, j^i^i^?Les pères ont donné l'exemple de la couardise à leurs fils, et leurs fils les méprisent.
DB LA PORNOCRATIB
Si ta personnalité doit êtra partagée» Jeune homme, ne ta marie paa.
n n'eat pire aourd que oeloi qui ne reut paa entendre*
Quand j'ai écrit oette phraae : OwrtitMê au ménêffirg^ pêi de nUH$Uf et oette autre, plutôt de voir la femme émandpée, oomme oertaina le Teulent, je préféreraia la mettre ea réduaioû.
n est dair que J*ai parlé de la femme liè§fHne. J'ai parlé comme-Blanche de Castille : <c Plutôt mon fils mort que coupable ! »
Plutôt ma fille morte que déshonorée !
n y a dana la femme la plus charmante et la plus vertueuse de la aournoiaerie, o*eat-è-dire de la bète fiirooe. G*eat, en définitive, un animal apprivoisé, qui par momanta revient i son inatinct. La même chose na peut aa dire au même degré de Thomme.
L*homme, avec aa foroe, aa volonté, aou courage , son intelligence , retombant quotidienn*ment dana lea lace amoureux de la femme, ne parviendrait Jamais à la dompter et à s*eu rendre maître, sll n'était aidé par les maladies et il
DANS UM fmiM MÔi)!CftS^ES. m
ultAi tpA ttaknt oette lioniie : grosseiisM, eou« dlêii ItltftttoM» pois km» les msax qui s'enstii* yMI» et qui permettent à Hionime, e& Télofgnrat de te MMlie emMume, de reprendre haleine et de tedifeiiir liri-«Mmt, tandis que la femme» batt«i paf te «mfflrtnoe» est oontrainte de fiéehir et de sliumilier : Toilà te souree de la pait d(H mestiqne*
Oe que Je dte ki est de lliistoire naturelle : Je prends te fimme dans sa Meure, non dans son
état perfectionné. L'éducation dissimule OSS viees, calme cette furie ; la domestication prolongée, la génération» le régime, changent peu à peu cette brute. Mais il faut savoir ce qu'elle est de nature
si Vfsîk Tetit la gotttemer»
La ftaime» en atpaneant en Ige, dertent pire.
U fm qne l'homme, dans ses rapports atee dle^ sadie lui ftire sentir qnll est pour elle, nonsentement nû amoit, mais nn père, nn ehef, un
maître : surtout un maître !
Michelet n*a pas tiré de ses observations, sur rétat habituellement maladif de la femme, toutes les conséquences : G*est que cet état a un but
imvtdentlel^ le repos de Thomme, et la soumissiM date hmiM, Le sauvage a compris eela ! de te Mit féroee sa Dnaidae il a fait une bête de
ffti DB LA PORNOCRATIE
somme; c*est la femme qui travaille cliez les barbares. La femme à la charrue, tandis que les hommes se croisent les bras. — Plus tard, Thomme travaillera pour elle à son tour ; mais alors le travail, de plus en plus hors de la portée de la femme, lui fera sentir son infériorité, et la subordonnera à son mari.
n gagnera quatre francs par jour; elle un franc; par la raison toute simple qu*il fait quatre fois autant de besogne, et de meilleure qualité qu'elle.
Souviens-toi, jeune homme, que les baisers qu*on te donne sont comptés ; que ce sont des liens dont tu te charges, et que trois jours de carême suffisent pour faire de la femme, sans que tu t*en aperçoives, d'une douce amoureuse un tyran.
La violence, chez la femme, est en raison de la volupté qu'elle éprouve. L'amour et ses jeux ne radoucissent point, au contraire. C'est pour-
DANS. LES TEMPS MODERNES. !i65
quoi répoux et Fépouse ne sont jamais plus près de se quereller que lorsqu ils se font des mamours : « Attendez seulement que la femme soit comblée, et le mari satisfait. » C*est Tinstant où la discorde les saisit, en faisant ressortir tout à coup le génie égoïste» personnel, impérieux, Tâpreté de caractère, la brutalité de cœur, en un mot la férocité de la femme. On Fa dit : c*est une chatte.
La femme sollicite, agace, provoque Thomme; elle le dégoûte, et Fembête : encore, encore, encore !
Rousseau s*est trompé, en recommandant à la femme mariée d*être prudente et discrète dans le commerce avec son mari. Jamais femme ne dira : Assez ! — C*est à Thomme de prendre pour lui le conseil et de ne pas se prodiguer. — Certes, la femme pudique, réservée, qui se refuse par tendresse, par r^révoyance, par respect de son mari et d'elle-même, cette femme-là est un idéal divin ; mais ce n*est pas une réalité. La réalité est juste le contraire. — C*est à l'homme de seconteniri et d'être toujours digne, sévère;
IN hKLk IHUtVOCliATfl
éMm m tmmêf ûmnmmêi m MIImm, le M^qmra d« lui et la dévw«rt«
Ufifinmit 6st un ioli •«*"^>i- miii iTmI m
raimal.mioMt i?icU db teirai oonnit 1« «hèfit de«el.
Pourquoi M pu dirt U Térité, tdte qa'dk est et que nous la pensons tous, surldiOMft son influence? Vivrons-nous toujours dans le roman? Sied-il à Técrivain, au moraliste, de cultiver la galanterie, de rendre sur le beau sexe un iitti téiiMMgiiage» qui» induisant lu jMne bomiM m trrew» lui {urépart d'amèras déo^ iiiom «t met k discorda dans la famiUaf.««fiat-<M rbworer alla-mêmaf -^ Gomme la ftmme aat domptiapar aa faiUeaaa, aon Impéritia at toutoa aaa gtaaa* il iaut qu'alla aoit taoua au anodaalia par la dMaratioA authautiqua de aon Mra et da aaa tmdaMaa. kprèê tout, alla n'a paa i cnindM Vatandoni alla n'a pu à oraiodra da n'êlra paa aiméa i alla a à oraindra bien plutôt da Tairé aottamant at trop.
DANS LES TEMPS MOD^R^ES. |^i
Qa*elle sente, dans les caresses les plus intimes de son amant, de son époux, qu'elle n'a pas affaire à une dupe ni à un manchot. Car j'ose affirmer que, quelque dépit, quelque faveur que puissent causer à toutes les femmes ces révélations, elles sont si singulièrement constituées que, tout en reconnaissant le scepticisme^ et, au besoin, Ténergle de leur conjoint, elles n^en sont pas au fond trèa-f%cliées ; elles sq ftl(âieraient si les choses étaient autrement.
La femme ne hait point d'être un peu Tio~ lentée, voire même violée* Grande li^ypocrisie d^ romanciers et romancières, peignanti le soir des noces, la brutalité dVn homme et l'innocence de la Jeune vierge qui lui est donnée^ Sur ce&i mariages, quatre-vingt-dix fois 9ur c^nt c'est li mari qui est le nigaud.
Il n'y a pas d'égoïsme comme Tégoïme fé^ minin : mielleux, affilé, raffiné comme un dard trempé dans ITiuile; un égoïsme d'artiste. — Elles le savent, elles le dissimulent ; mais cherche bien et tu le découvriras.
108 DK LA POKNOCHATIE
Ceci est de rhistoîre naturelle. J*ai rencontré dans ma vie quelques bonnes créatures. L'amour qu*elles ne manquent guère d^inspirer»
quand elles sont jeunes, se combinant avec TestimCy je lésai affectionnées cordialement. G*étaient des personnes que Téducation, la religion, une longue culture, avait transformées, à peu près comme ces animaux qui se transforment par le semis et le régime. A des créatures ainsi refaites, on peut jusqu'à certain point se fier ; toutefois, il est prudent de ne s*endormir que d*un œil. Gomme les races dont je parle, abandonnées à elles-mêmes, elles reviennent à leur type, ainsi fait la femme bien élevée.
Une part de la vertu féminine vient de la férocité. C'est la femelle, avide de mâle, mais qui craint plus fort qu*elle, et qui joue de la griffe avant de se livrer.
A une époque de vertu familiale et de baute moralité publique, ces cboses ne s'aperçoivent pas. La femme est la gardienne des vertus qu'elle représente. Une pareille critique serait alors un scandale. C'est pourquoi, je comprends à mer-
veille que l'on se soit récrié contre certaines satires des Pères anciens et des moralistes. Mais aux époques de décadence, où les femmes, suivant le torrent des hommes, retournent à leur nature bestiale, chacun peut juger par soi-même de l'exaclitade du portrait. Or, quand les Pères de rÉglise tonnaient contre le sexe, ils avaient sous les yeux des modèles, comme nous en avons aujourd'hui. Prenez la femme du sérail ou la femme libre : c'est la même chose.
Oh ! j'ai dit trop de bien de la femme ! je le regrette, je ne le rétracte pas : j'ai peint la femme idéale ; elle est toujours idéale, quand elle n'est pas mauvaise, la femme. Mais j'ai peint aussi la femme normale. Et nous sommes au-dessous de la norme.
* ut
Avoir bien soin de condamner ce que j*ai écrit sur la beauté des femmes.