IV
Constantin suit cette idée, en transportant le siège de Tempire d'Orient de Tautre côté du Bosphore, à la pointe de la presqu'île où était Byzance : en même temps, il satisfai* sait à son orgueil et à Texclusivisme chrétien.
— Fondation de Constantinople, par Vordre de Dieu^ dit Constantin, a la mode antique.
8 à 10 kilomètres de circonférence.
Embellie de tous les chefs-d'œuvre des anciens : un déménagement. — Tous les temples dépouillés, Delphes.
Constantinopolis dedicatur^ pêne omnium urbium widi* taie, — Un contemporain, ravi d'admiration, s'écrie : il n'y manque que le génie de ceux dont elle possède les n^onuments. cooiaxe^paYT)!...
322 rues, 44 quartiers, 14 églises, 14 palais (mairi**'.), 4388 maisons de distinction; 8 aqueducs, 5 greniers publics, 2 théâtres, 1 cirque, 1 capitole et une école pour les sciences.
La cour, les affaires, TËglise y attirent d'abord beaucoup de riches ; en un an, Constantinople, par une immigration incessante, aussi peuplée que Rome.
Distribution de pain, blé, vin, huile, au peuple 'de Constantinople.
— Titres honorifiques : votre sincérité^ votre altesse^ votre grandeur^ votre éminence. L'empereur parle de sa propre divinité. — Yalentinien, père de notre divinité, dit Geton.
— Ausone et autres vantent l'honorabilité dès consuls qui maintenant sont nommés par l'empereur, tandis qu'autrttfois ils l'étaient par la vile plèbe. — Quelles singeries !
— Cérémonie de leur installation a Constantinople. -* 11 fait revivre le nom de patriciens! — C'est peu chrétien, c'est toujours aussi bête. — Chose remarquable, Constantin n*emprunte rien au Christianisme.
Préfets du prétoire. — Constantin continue d'en nommer quatre; il leur ôte tout commandement militaire, ne leur laisse que les fonctions civiles : justice, finances, adminis* tratlon. ^ Contre ces préfets aucune plainte n*était adiiiise. -~ Un préfet de la ville (ou de police) comme k Rome.
5430 (;esarisme et christianisme.
— Séparation complète, par Constantin, des fonctions civiles et militaires. — Les chefs de celle-ci sont décorés du titre de comtes et de ducs. — Mauvais, car la centralisation, étant imparfaite, les fonctionnaires civils et militaires ne s'entendant point dans les relations nombreuses de leurs
s emplois ; rien ne marchait 1...
— Trouves 'palatines et gardes des frontières : les premières pires que les prétoriens, lâches^ efféminées, toujours en garnison, etc.— La solde de celles-là de 50 p. 100 plus élevée. — Dégoût, découragement, désertion parmi les soldats.
— Les légions, réduites de 6.000 à i.500 ou 1.000 hommes.
— Pertes de l'ancien esprit légionnaire ; plus de souvenirs historiques, point d'orgueil, point de tradition l...Sans rechercher l'exactitude de l'uniforme, l'ancienne légion romaine en produisait l'effet par la sévérité de la tenue et la frugalité.
— .Après Constantin, ce fut une multitude bariolée... Sous Constantin, 645.000 soldats.
a Autrefois, dit Gibbon, ce nombre eût dépassé de beaucoup les besoins de l'empire. »
Taille de soldat, sous Valentinien : 5 p. 7 pouces = 6 p. 4 p. 1/2 d'Angleterre.
L'horreur du service parmi les citoyens, favorisée par les idées chrétiennes, nécessite de plus en plus l'enrôlement funeste des barbares : mépris croissant du nom romain.
Malaric, chef franc, tout-puissant k la cour de Constance ; on leur donne le consulat.
Bureaucratie immense, sous Constantin et ses successeurs: gardes du corps, liste civile, chambellans, etc., espions de cour, 10.000 h.
Torture appliquée aux citoyens romains comme aux es*claves, pour les cas de trahison^ lesquels s'étendaient comme on voulait.
/udtc^zon, c'est-à-dire fixation de la taxe annuelle générale ; cette taxe;— la période, dix-sept ans, que durait chaque fixation — répartition de la taxe; elle se payait en partie en nature, et quelquefois enlevait tout, en sorte que l'agriculture était abandonnée.
AIN 331 APRÈS JÉBUâ-GHRIST. S31
— • Les quatorze dernières années de paix de Constantin 323-337 ■— pleines de profusions et do prodigalité — cour fastueuse, l'œuvre de réforme à peine ébauchée par les empereurs prétoriens bientôt abandonnée. «— On voit avec quelle facilité le Christianisme se plie au despotisme^
Les trésors de Maxence et Licinius gaspillés.
Coquetterie de parures, vêtements, diadèmes, bracelets, perruques, etc., un vieil Ëliogabale.
Népotisme, etc. Proximorum fauces aperuii Constantinus-
Crispus, Fausta : tout cela est faux, jette un doute étrange sur la mort de Maximien.
Fausta mariée à Constantin en 307. — Mère de six enfants; est-il croyable qu'elle fût amoureuse de son heau-fils?.,, impossible.
De plus, elle n'est punie que de deux ans à peine. Tout se passe secrètement.
Une foule d'amis de Crispus immolés en même temps que lui.
L'opinion du peuple romain : Saturni auresa sescula quis requerat ? Sunt h<sc gemmea sed neroniana !
Il se donne cinq successeurs : trois fils, deux neveux, DalmatiuSf Annihalianus ; qu'est-ce que tout cela?... Dalmatius : frontières de Gothie. Annibalîanus : Césarée, Pont, Cappadoce, Arménie.
Athanase, le représentant de la foi de Nicéei est persécuté dans son Église.