Combats d' Athanase contre les ariens
[Athanase passe sa vie a combattre la rage arienne. 11 appelle les ariens ariomanites! Lui-même avait été longtemps sabellien; il excusait cette erreur en avouant du reste que son opinion à lui était la seule qu'il ne pilt comprendre. — A partir de ce moment, sa vie est celle d'un confesseur et d'un martyr; mais ce martyre même est l'empire de lachré-
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tienté, dont Athanase, plus puissant que Gokistantîn et ses trois fils, supporte seul le fardeau. Les empereurs disent omoïousiorif Athanase, omoousion : les premiers sont dans le senstommun, le second est absurde; ceux-là tout-puissants, celui-ci banni. Qui triomphera? Athanase. L'Ëglise sera plus forte que Tempereur. — A cette heure, ceux qui Taccusaient lui reprochaient entre autres de désobéir au concile de Nicée en refusant la communion aux mélèciens (301). La position d'Athanase ici est comme celle de Gyprien, etc., en face des donalistes.]
Secte des eusébiens.
Un concile est indiqué à Césarée par Constantin pour vider )\q différend. Athanase refuse de s'y rendre.
Sédition a Autioche, causée par les disputes sur le Christ. Pendant trente ans, le siège de cette ville sera occupé par des ariens.
Constantin écrit lettres sur lettres. (Fleury, I his et 191.)
Constantin fait démolir les temples des dieux et donne aux églises chrétiennes les richesses des temples. — Expropriation frauduleuse, intolérance, confiscation, pillage!... c'est toujours le Césarisme...
Déclin de Tarchitecture.
Les constructions nouvelles de cette époque sont faites de matériaux des édifices païens démolis I... C'est ainsi que la théologie chrétienne est formée des débris du paganisme, du judaïsme, du zoroastrianisme, de l'hermétisme et de la gnose !... (Cf. Buret de L.)
33d. Constantin secourt les Sarmates contre les Goths : plus de 100.000 de ceux-ci sont exterminés par Constantin le Jeune.
333. Les Goths fournissent 40.000 hommes de troupes aux Romains.
Colonie de Danois sur la Baltique, entre l'Elbe et l'Oder. Frumène, apôtre d'Abyssinie.
334. Les Sarmates, chassés par leurs propres esclaves, les Limigentes, sont reçus au nombre de plus de 300.000 par Constantin, qui les distribue dans les provinces.
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Supposons h Tempire un chef belliqueux, ferme et pru* dent comme Constantin, qui sache tenir les barbares en respect et dominer Tépiscopat, qu*arrivera-t-il? Que le renouvellement de l'empire par les barbares, au lieu de s'optîrer par la violence et le désordre de l'invasion, s'accomplira d'un commun accord et pacifiquement, et que le Christianisme les saisissant de la supériorité de son culte et de sa morale, en fera une génération nouvelle, plus arriérée que la société gréco-latine du temps, mais fraîche et capable de donner les plus beaux résultats.
Au lieu de cela, on verra bientôt un fait étrange, anomalie complète : le Christianisme d'Arius sera pris par les barbares, la foi de Nicée retenue par la race civilisée ; la barbarie devenue conquérante, la civilisation conquise, etc., etc.
Le tout par l'incapacité commune des évêques et des Césars.
Le vide fait dans l'empire appelle de nouveaux habitants, comme la ruine du polythéisme appelait une idée supérieure a celle de Nicée; c'est k cela que devait s'attacher le gouvernement, etc'est ce que nous semble, à ce moment, avoir compris supérieurement Constantin, introduisant méthodiquement les barbares, émancipant les esclaves, rappelant Arius et ayant Tœil sur Athanase.
— Des bibliothèques publiques sont fondées a Constantinople et Antioche, par Constantin.
335. Constantin partage l'empire entre ses trois fils, Constantin, Constance et Constant. Au premier, il donne la Gaule, l'Espagne et la Bretagne; au deuxième, TAsie, la Syrie et l'Egypte ; au troisième, l'Illyrie, l'Italie et TAfrique. — A chacun il associe, comme César, un de ses neveux.
La Gaule est subdivisée en dix-sept provinces et cent quinze cités.
[Il dispose de l'empire comme d'un patrimoine; il a tout révolutionné, tout confondu, sans se demander si ses innovations étaient possibles.
Ainsi, il crée des titres de noblesse en dehors de l'exercice des charges, il recompose les corps de milice, il organise un
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système fiscal dont TËglise est exceptée, et qui pèse sur le paysan et l'industriel, etc. (A voir.)]
Concile de Tyr, indiqué par Constantin pour examiner les accusations portées contre Athanase. Au fond, c'était la revision du concile de Nicée que poursuivaient les ariens. Aussi Athanase, s^appuyant sur la chose jugée, refusa tant qu'il put de s'y rendre. — A la fin, il comparaît. Misères de ce concile. (Cf. Fleury, III.)
335. Athanase se rend 11 Constantinople et porte plainte à l'empereur. On l'accuse alors d'avoir retenu la flotte chargée de grains qui devait partir pour Constantinople. L'année précédente, Constantin avait fait couper la tête à un philosophe, nommé Sopater, accusé comme Athanase d'avoir empêché la flotte d'arriver par des conjurations magiques.
336. Une lutte dangereuse commence entre l'empire et l'Église, sur une question théologique. Maladresse extrême de Constantin, qui choisit le terrain où il succombera; or, il ne peut pas no pas succomber. — Dès l'instant, en efi'et, que l'empereur prétend influer sur la doctrine, il manifeste l'intention d'absorber la chrétienté; la question théologique disparaît et ne laisse en présence que ces deux idées : le Christ et César, Hier, les ariens avaient le beau rôle, comme défendant le pur Christianisme; maintenant, devenus protégés ou partisans de César, ils ne sont plus que des défectionnairesl...