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Succès de l'empereur Léon contre les Huns

Mort de Théodoric I!, roi des Wisigoths, remplacé par Euric. (Gibbon, 845.)

Publication de la loi gothique, rédigée sous Euric, et depuis augmentée par Leuvigilde et Rinedo. ...(?)

467. Anthémius, 12 avril, est porté à l'empire d'Occident par le sénat et par l'armée et marie sa fille au fils de Ricimer.

468. Cet empereur de poche fait célébrer à Rome les Lupercales! (Cf. Gibbon, 857-858.)

Préparatifs contre les Vandales d'Afrique.

Victoire navale de Basiliscus, beau -frère de Léon, sur Genséric; il trahit ensuite, est rappelé a Constantinople et exilé (?) (Gibbon, 859 860.)

Mort du comte Marcellin, tué en Sardaigne, par trahison.

Procès d'Arvandus. Quid? (Gibbon, 862.)

— Origine de la procession des rogations dans les Gaules.

469. Les Huns sont défaits par les Grecs et les Ostrogoths réunis.

Les Wisigoths chassent entièrement les Latins d'Espagne. Révolte d'Egidius dans Ja Gaule. (Gibbon, 855.)

— Idace, auteur des Fastes consulaires.

471. Victoire des Francs sur les Saxons de la Loire et les Romains. Prise d'Angers.

Discorde d'Anthémius et Ricimer. (Gibbon, 864.)

— Pierre le Foulon prétend que les trois personnes de la Trinité ont souffert dans la Passion.

472. 23 mars. — Anthémius est déposé par Ricimer, qui lui donne pour successeur Olybrius, sénateur romain, époux de Placidie, petite-fille de Valentinien III; il arrive de Constantinople à Ostie, avec l'aide de Genséric.

Encore la race de Théodose : elle ne quittera l'empire que mort!,..

AN 475 APRÈS JÉSUS-CHRiST. ' 305

i\ juillet. — Le peuple et le sénat, fidèles k Anthémius, s'opposent a la proclamation d'Olybrius; guerre civile aux portes de Rome, défendue par les Goths; enfin la ville est prise par Ricimer et saccagée pour la cinquième fois, depuis 410.

Anthémius est mis à mort.

20 août. — Mort de Ricimer, meurtrier de quatre empereur».

Les Ostrogoths quittent la Pannonie, se divisent en deux bandes, dont Tune marche sur Gonstantinople, tandis que l'autre attaque ritalie.

[473 (?)] 23 octobre. — Mort d'Olybrius : il est remplacé par un soldat de Gundobald, nommé Glycérius, qui figure quelques mois.

473. Julius Népos, qui régnait en Dalmalie, après la mort de Marcellin, est porté par l'empereur Léon à l'empire d'Occident.

Par un traité avec les Wisigoths, il leur cède l'Auvergne; mais cette cession ne le sauve pas de la fureur des barbares. Ceux de Rome, mécontents, se révoltent. Les Wisigoths, auxquels il venait de livrer la Gaule, sont battus à Clermont en Auvergne par Ecdicius, fils de l'empereur Avitus, et Gondobald, neveu de Ricimer.

474. Glycérius, à l'arrivée de Julius Népos, son compétiteur, se voyant abandonné, par Gondobald, qui était retourné dans la Gaule conquérir un royaume, troque la pourpre impériale contre la mitre d'évèque de Salone.

Julius Népos saisit l'empire avec de grandes espérances du peuple et du sénat, espérances bientôt déçues.

Mort de l'empereur Léon l'Ancien; proclamation de Léon II, son petit-fils, sous la régence de son père Zenon. L'enfant ne tarde pas k mourir; Zenon alors est fait empereur, et bientôt déposé pour ses débauches.

Progrès des Sarrasins dans la Mésopotamie, et des Huns dans la Thrace.

475. Le patrice Oreste, ancien secrétaire d'Attila, marche contre Julius Népos et l'assiège dans Ravenne. — Julius Népos s'enfuit par la mer, dans sa principauté de Dalmatie,

306 G£SARISM£ 8T CHRI8TIÂNII^M£.

et laisse IVmpire disponible*. -^ Oreste» refusant pour luiméme le titre d'empereur (comme avaient fait Arbogaste, Aétius» Ricimer), le fait donner h son fils, encore enfant, Romulus Auguslus, surnommé par les Grecs et les Romains Momylltis Augustulus,

Les Wisigoths s'emparent de tout le pays entre le Rh6ne et la Loire, malgré les Bourguignons*

Avènement de Théodoric ill, dit le Grand, roi des Ostrogoths.

Zenon, rappelé par Farmée, chasse Basilisous et le fait mourir de faim«

476. Odoacre, chef Scythe, Goth, Hérule, Franc^ on ne sait lequel, réclame, au nom des barbares coalisés en Italie, le tiers des terres de la Péninsule.

Refus d'Oreste.

Odoacre Tassiège dans Pavîe, s'empare de la Tille^ quMl met k sac» tue Oreste, et fait une pension à Tempereur enfant Romulus Augustulus, qui va vivre en Gampanie, dans Tancienne maison de campagne de Lucullus.

Lui-môme se fait proclamer par ses bandes roi d'Italie.

--« Secte juive des sabuséens; ils protestent contre le Thalmoud.

Incendie de la bibliothèque de Gonstantinople, 190|000 volumes. (Cf. Buret.)

Fini» Romm. — L'empire est mort; la maladie qu'il portait dans son sein et qui l'u tué^ U caiholicwne^ passe aui barbares.

Ainsi l'empire est successivement démembré :

1* Par le partage en empire û'OHent et empire iPOoctdent;

â*" Par l'introduction des Goths au sud du Danube;

3* Par l'établissement des Francs, WisigothSi Suèvds, Alains, Ostrogoths, Hérulesi Lombards, en Gaule, Espagne, Italie;

i^ Par la perte do l'Afrique^ sous Genséric;

ty" Par la perte de la Dalmatie, comte Maroeliin ;

6* Par le progrès des Perse«i des Sarrasins, etc.

DÉSAORiOATioif géniirale et spontanée.

Au milieu de cette décomposition que fait TÉglise? Étrangère aux intérêts de FÉtat, aux intérêts de la nationalité, elle s'occupe de convertir la barbarie.

Au prix de ces conversions^ qui lui servent h établir insensiblement son influence sur la barbarie et sa domination sur la partie civilisée, rien ne lui coûte: elle livre Tune après Tautre les provinces; pour une conversion, elle promet à Glovis Tempire de la Gaule; pour une conversion, elle affermit les Wisigoths ariens d'Espagne dans leurs possessions; pour une conversion , elle accueillera Gensèric» Attila» et en fera ses princes et ses chefli.

G'est ensuite de cet esprit que plus tard on la verra chasser les Maures d'Espagne non convertis, les protestants de France non convertis, etc., etc.

Satané espriti etc»

L*unité peut-elle être obtenue par la séparation et Talliance des pouvoirs temporel et spirituel? Voilit le problème qui s'était posé après Constantin.

Ce que César n'a su faire tout seul^ parce qu'il n'était que force. César le ferart-il maintenant que râglise lui prête sa pensée?

Reste donc k voir cette pensée?

Ici commence la constitution du dogme (326*476)«

Le Christianisme pour produire l'unité doit être on ; il le constituera donc comme un: travail qui exige du temps» si tant est qu'il puisse se faire ?

Bn attendant, il n'a d'autre unité que celle de Tempire même et de son organisation èpiscopale, non originelle*

L'empire ne trouve donc pas de soutien : il périt!

La question subsiste: Le Christianisme peut-il fournir la solution du problème de l'unité politique et religieuee.

Recomposition politique^ artificielle» de la chrétienté. En

308 ' C.ÉSARIS1ÙE ET CHRISTIANISME.

attendant l'unité chrétienne, période provisoire: les États Goths, Wisigoths, Ostrogoths, Lombards, Francs, BérulfSy Vandales^ etc. (475-800).

Entre temps, conversion des barbares.

Concurrence nouvelle du mahométisme, . Long travail du catholicisme.

Idée catholique, ou système féodal.

APERÇU DE LA PÉRIODE FÉODALE (800 A 1789), POUR LA PLUS COMPLÈTE INTELLIGENCE DE LA PÉRIODE MESSIANIQUE ( 45 AVANT

j.-c. 800 après).

Le Césarisme a échoué.

Le Christianisme de son côté a poursuivi sa marche envahissante, la formulation de son dogme, et sa systématisation pontificale, romaine et unitaire.

La catholicité s'accuse donc nettement dans le domaine s^pirituel.

Mais la séparation du temporel et du spirituel n'est qu'une vaine hypothèse, une fiction de légiste, qui ne saurait sul?sister devant la réalité.

D'ailleurs une question capitale se pose depuis la chute du paganisme et la promulgation de la fraternité chrétienne, c'est celle de V organisation du pouvoir séculier luimême >

L'antiquité reposant sur la base large, immense, prépondérante, de l'esclavage; l'antiquité n'avait eu véritablement que des simulacres de gouvernements.

La démocratie, même la plus radicale, celle d'Athènes par exemple, n'était au fond qu'une association politique de marchands, industriels, propriétaires, tous exploiteurs d'esclaves: — 20,000 citoyens servis par 400,000 bêtes de somme.

Au-dessus de l'esclave, il y avait quelquefois une plèbe, et au-dessus de la plèbe une sorte de bourgeoisie ou aristo-

cratie; dans ce cas, la dispute du pouvoir avait lieu entre les deux castes. La plèbe triomphante créait un tyran ; la bourgeoisie, un sénat. Le paria ne comptait pas.

La monarchie, celles de Perse, d'Assyrie, etc., n'était qu'une variété de l'aristocratie. On a vu ce qu'était le Césarisme.

Le problème du gouvernement d'une société sans esclaves, où tous devaient produire, où tous auraient des droits, une somme de libertés et de privilèges, ce problème n'avait jamais été posé: avec le Christianisme, il se posait.

La catholicité d'une part a développer, le gouvernement à créer, de l'autre : voilà quelle devait être l'œuvre, après la conversion des barbares, à partir de Charlemagne.

Le génie ecclésiastique et le génie barbare, fondus ensemble, tentèrent cette solution : ce fut le système féodal.

Pape, églises nationales, primats, archevêques, évèques, abbés, bénéficiaires, ordres religieux, etc.

Empereur, rois, princes, ducs, marquis, comtes, barons, seigneurs, vassaux, varlets, hommes-liges, vilains et serfs ; communes, cités, bourgeois, lombards, corporations, compagnonnages, etc.

Telle était la sainte et catholique hiérarchie,, à la fois temporelle et spirituelle, créée à la fois par le génie chrétien, les mœurs barbares, la tradition hiérarchique des Césars, et les inégalités sociales, que laissait inévitablement subsister l'esclavage païen.

L'unité du genre humain se trouvait donc de nouveau affirmée; bien plus, elle recevait, pour la première fois, une CONSTITUTION. Il ne s'agissait plus que de la développer, de l'étendre.

La période qui s'étend de l'an 800 à l'an 1789 est la période de discussion expérimentale de ce système.

On le voit se poser hautement en Grégoire VI!, Innocent III, Urbain II et les croisades.

Que les croisades réussissent, et la monarchie universelle des papes était fondée...

Le catholicisme romain est vaincu en Orient; il ne peut

3tO CÉSARISHE ET CHRISTIANISME.

ni r&mener les Grecs, ni vaincre Tlslam. Dès lors. Tempereur triomphe du pape sans retour; la grande Charte s^éta^- Mit en Angleterre; les rois de France proclament la séparation des pouvoirs ; la dissolution commence*

A Bftle, les pères assemblés déclarent que le pape est aur dessous du concile: c'est la condamnation du catholiciame, prononcée par l*Ëglise elle-même.

Successivement, alors, Félèment théocratiqne, monarchique, seigneurial, bourgeois, sont mis en discussion; tour à tour niés, abrogés, éliminés, au moins virtuellement: la révolution de 1789 est YerUerremeni du système.

Après 89, il ne reste plus rien de tout cela qu^une chose informe, grossière, matérialiste, brutale, inorganique, entourée de souvenirs féodaux, d'habitudes gouvernementales, et d'hypocrisies religieuses. — Cette chose, c'est le capital.

Le capital^ une fois reconnu, fait surgir l'idée féconde, intelligible, civilisatrice, le travail. De là, la révolution de 1848, inauguration de l'élément économique, qui peut aeule constituer la liberté de l'espèce et Texploitation unitaire du Globe.

La période de 800 à 1789 comprendra donc la diaeussion critique des institutions ecclésiastiques^ judieiaires^ seigneuriales, policières, administratives, politiques^ jusques et y compris le système de transition, autrement nommé cofis-

TITUTIONHBL*

rm DU SECOND VOLUME.

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