Seconde défaite de Boniface
Incendie d'Hippone, après un siège de 14 mois. L'Afrique est perdue pour les Romains. Les débris de l'armée s'embarquent avec une partie des habitants.
— Les Suèves, demeurés seuls en Espagne après le départ de Genséric, rompent la paix avec les Vandales.
Troisième concile général tenu à Éphèse : Nestorius et Pelage y sont condamnés; la maternité divine, reconnue à Marie, transporte d'enthousiasme les habitants, comme a^i lendemain d'une victoire.
Paulin, de Bordeaux, défend l'Eucharistie.
Les Ëuchites soutiennent que le salut dépend exclusivement de la prière. La folie est universelle, complète.
4l3d. Victoire d'Aétius sur les Noriques et les Francs. Boniface est rappelé par Placidie: son retour est suivi de la révolte d'Aétius, qui rentre en Italie avec une armée de barbares. Les deux rivaux décident leur querelle dans une bataille rangée, où Boniface remporte la victoire et périt de la main de son rival. Aétius se retire ensuite en Pannonie, chez les Huns, d'où il revient, l'année suivante, avec 60,000 hommes imposer k Valentinien III, ses services et sa tutelle.
— Apparition d'un mesise juif, dans l'île de Chypre: il prend le nom de Moïse. Il fallait avoir la rage du messianisme.
432-440. Promenades des Vandales à travers l'Afrique. La discorde avait fait le succès de Genséric. La discorde lui rend tout établissement impossible. Il traite avec l'empereur d'Occident et lui rend les trois Mauritanies.
433. Attila, dit ]e fléau de Dieu , reçoit en pompe une épée mystérieuse avec laquelle il doit conquérir la terre. Encore du messianisme. L'invasion appelle l'invasion: après
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les Goths, les Huds, après Radagaise« Alaric, Attila. Il ravage la Thrace, la Macédoine, toute la Grèce et impose à Temperear de Gonstantinople ud tribut de 760 livres pesant d'or. Pendant vingt ans, nous le verrons labourer Tempire. (Ct Gibbon, 805.) Guerre entre les Danois et les Suédois*
434. Honoria, âgée de seize ans, destinée au célibat pour raison d'Ëtet, est chassée par son Mre Yalentinien III pour ses amours clandestins et envoyée à Gonstantinople sous la garde de ses cousines.
Défaite des Francs par Aétius.
435. Valentinien 111 (17 ans), ou Aétius, ftiit la patx avec Genséric, roi des Vandales, et lui cède TAfrique pour 3 ans. Le même traité a lieu avec les Bourguignons, qui sont bientôt attaqués et battus par Attila , et avec les Francs, dont le roi Glodion devient allié des Romains. Tout se ligue donc pour résister au torrent des Tatares.
Tibaton, chef des bagaudes, soulève la Gaule au delk de la Loire.
Nestorius est exilé par Théodose II.
436. Mort de Gondicaire roi des Bourguiguons; ses successeurs rompent la paix et sont battus par AétiuB. Tbèodorie, roi des Wisigoths» attaque la Gaule au midi; siège de Narbonne, défendue par Littorius.
Conversion en masse des barbares : elle avait commencé déjà sous Constantin. En cela, comme en tout le reste, les barbares ne sont que les plagiaires des empereurs ; et comme ces derniers, le christianisme , au lieu d'améliorer leurs mœurs , les empire. (Cf. Buretde L.)
437. Alliance matrimoniale entre Valentinien III et Théodose il. — Censorinus est envoyé en Espagne contre les Suèves : défaite des Goths en Sicile par Aétius»
438. Première invasion des Saxons en Angleterre, sous Hengist, fondateur du royaume de Kent. (QU Mao-Auley.)
Paix entre les Romains et les Wisigoths, bientôt rompue.
-«- Publication du code Théodosien.
L'empereur fkit entourer Gonstantinople de murailles.
Gos^iogooie et législation do^ Turcs. Une nation jBOuvelle naît sur la scène du monde. (Cf. Buret de L.)
Commencement des Turcs Assena, à TO. du Ghanoi.
— Prise de Garthage, 9 octobre, par Genséric, roi des Vandales. (Gf. Gibbon» 801.)— Défaite de Littorius dans la Gaule par Théodoric, roi des Wisigoths. •— L'empire fond à vue d^œil.
440. Genséric passe d'Afrique en Sicile et met le siège devant Palerme* (F. Gibbon^ 840.)
Ausorinus est bloqué dans Marsalla par Rechîlai roi des Suèves. — Les Huns s'emparent de la Perse. (Gibbon, 807»)
44li. Théodose II, après une démonstration contre Genséric, lui accorde ou plutôt en reçoit la paix.
-^ Attaque générale contre Tempire d'Orient : les Perses, les Sarrasins et les Huns infestent la Syrie; les Zanoiens et les Isauriens ravagent TAsie Mineure; les Vandales couvrent la mer ; les Éthiopiens désolent la Libye et TEgypte ; Attila continue ses courses en Mésie; les Suèves, sous Rechila, •*emparentde la BétiquOi prennent Séville et Garthagène. (Gibbon, 806.)
-^ Disputes entre les latins, qui veulent célébrer la Pâque le 30 mars, et les alexandrinsi qui prétendent la fêter le 231.,
44d. Valentinien et Théodose achètent à prix d*or la paix de Genséric et Attila, qui les méprisent^
443. Les Bourguignons s'établissent entre le Rhône et le Rhin, à Genève^ à Lyon et dans le Midi»
-^ Les manichéens sont persécutés à Rome et leurs livres brûlésw Vraiment, c'est chose exécrable ^que la religion.
444. Attila » après avoir tué son frère Bléda , règne seul sur les Huns, les Gépides , les Goths de Pannonie, les Suèves , les Alains , les Uérules , les Marcomans et les Quades.
445. Guerre infructueuse de Nitus , général de Valentinien, contre les Suèves et les Wisigoths d'Espagne. — L'empire ne conserve plus rien dans cette contrée.
446i Traité de paix entre Attila et l'empire d'Orient (Gibbon, 812.)
Les Pietés et les Écossais ravagent la Grande-Bretagne. Les Bretons appellent à leurs secours les Angles, les Saxons et les Juntes.
447. Bataille des Thermopyles, gagnée par Attila sur Arnégisèle, général de l'empereur. Théodose II demande humblement la paix, qui lui est accordée par le barbare.
448. Mort de Clodion, roi des Francs, et de Rechila, roi des Suèves.
Le premier a pour successeur Mérovée; le deuxième Réchiaire, qui épouse la fille de Théodoric, roi des Wisigoths.
Secte d'Eutychès, antithèse de celle de Nestorius; elle subsiste encore parmi les coptes et abyssiniens.
Ambassade de Maximin à Attila. — Théodose II tente de faire assassiner le barbare: le complot est éventé par Attila, qui «e moque de l'empereur et lui pardonne. (Gibbon, 814, 819.)
449. Commencement de Theptarchie saxonne. Hengist épouse la fille de Vortigerne, refoule les Bretons dans le pays de Galles et dans TArmorique. (Gibbon, 923.)
Mérovée s*empare de la Batavie et domine tout le pays sur la Somme, la Meuse et le Rhin.
450. Mort de Théodose II (28 juillet). Pulchérie, sa sœur, épouse alors Marcien, sous condition qu'il respectera sa virginité, et le fait déclarer empereur. Dès son début, Marcien repousse les prétentions d'Attila, qui, sollicité secrètement par Honoria, sœur de Yalentinien III, demandait la main de la princesse prisonnière (434), avec la moitié de l'empire d'Occident pour dot. Honoria avait été déclarée Auguste par son frère, afin qu'elle ne pût, en se mariant, susciter de compétiteur k l'empire. (Cf. Gibbon, 820.)
Altila fait alors volte-face et, résolu de soutenir ses prétentions, s'avance contre la Gaule.
451. Ligue générale des Romains, des Gaulois, des Francs, des Wisigoths, des Saxons, des Bourguignons et des Belges, sous la conduite d'Aétius, de Mérovée et de Théodoric, contre Attila.
Vieil antagonisme de la Horde contre la Tribu.
Bataille de Mauriac, près Châlons-sur-Marne, où il périt 300,000 hommes. Attila, repoussé, mais non défait, se retire en Thuringe. (Gibbon, 829-834.)
Fondation de la république de Venise (424). (Gibbon, 834.)
Mort de Placidia.
— Quatrième concile œcuménique tenu a Chalcédoine, en Asie Mineure : les eutychiens et nestoriens, le tfièse et Yajiiiihèse^ sont a la fois condamnés; ce qui n'y fait guère, et sert encore moins au salut de Tempire.
Claudien Mamest, de Vienne, auteur de poésies religieuses.
452. Descente d'Atlila en Italie, siège d'Aquilée, pillage de Pavie et Milan ; Rome, à la prière du pape Léon, est épargnée.
Le barbare est de nouveau défait par Aétius et Marcien et forcé de se retirer, emportant le fruit de ses rapines.
— Les moines d'Egypte prennent le parti d'Eutychès... Pascal a prouvé depuis que des moines ne sont pas dés raisons I
— Marcien met à la charge des consuls la réparation des aqueducs. Misère extrême de l'empire, k cette époque.
453. Attila recommence ses ravages dans la Gaule du côté, de Trêves et de Metz; il est battu par Thorismond, roi des Wisigoths, et meurt peu après d'une hémorragie, ou étouffé par une femme. Destruction de son empire. (Gibbon, 836-37.)
454. Aétius est assassiné par Valentinien, sur une fausse accusation; dans d'autres conditions, les victoires nombreuses remportées par Aétius auraient sauvé Fempire, aujourd'hui elles ne finissaient rien. Ce n'étaient que des combats entre barbares.
Les Vandales maîtres dé la Sicile.
455. Valentinien viole la femme de Maxime; il est tué lui-même (16 mars) par le mari, qui se proclame empereur, et veut épouser de force la veuve de Valentinien. Par pari (Gibbon, 839.)
soi GÉ8ARISMB ET GHRISTIAMISMÉ.
Celle-ci appelle GensériC) qui B'empiira de Rome (i5 Jaiti), dévaste lee moûumeDts, ébat ce qa'il ne peut emporter, feit périr Maxime et enmène l'impératrice et tous les person» pages les plus considérables en captivité.
Proclamation d^Avitus» commandant des Gaules; il est reconnu par Marcien.
De retour en Afrique» Geneèric fait démolir toutes les fortifioatiotisdes Tilles»
^ Les Pietés et les Angles aocommodent de même la Grande-Bretagne.
456. Mort de Mérovée, roi des Francs; Ghildéric, son fils, lui succède.
" Établissement définitif des Bourguignons entre la Saône et le Rh6ne.
Guerre pèle-mèle entre les Latins, les Wisigoths, les Suèves et les Vandales, fille a pour résultat Toccupation de TEspagne par Théodoric II, fils de Thorismond, roi des Wisi« goths, et la déposition d'Avitus par Ricimer, qui lui donne pour remplaçant, après quelques mois de règne, Msjorien. (Gibbon, 848.)
Expédition de Théodoric, roi des Wisigoths, en Espagne.
457» Mort de Marcien, empereur d*Orient; il a pour suc» cesseurLéon, Thraoe. Trois dynasties chrétiennes ont passé sur Tempire et, plus cruelles que lès barbares, Tout conduit, en lia ans, à sa perte; la dynastie de Constantin» celle de Yalentinien et celle de Thèodose.
Rome est prise pour la quatrième fois et miie àU pillage par GensériCf qui la rend presque déserte.
Childério, roi des Francs, est chassé par ses sujets» qui donnent la régence à Egidius, général romain. •^ Lois de Mejorien. (Gibbon, 850*)
458. Tremblement de terre en SyHe^ Asie Mineure, Thrace et dans TArchipeL
Succès de Majorien contre tes Vandales.
L'invasion satonne continue dans la Grande-Bretagne»
459. Maldras, roi des Suèvee^ pille la Lusita&ie et la Galice.
AN 465 APRÈS JÉStlS'CHRlST. , 303
Alliance de Mi)i 'ien avec les Wisigothe.
460. Mort de llaldras, roi deâ Suèves. Ses deux successeurs, en se divisant, affaiblissent la puissance de cette nation.
461 . Majorien se prépare k chasser les Vandales de Vkîtique. — Perte de la flotte. L'empereur est tué par ordre de Hicimer, 7 avût^ qui règne sous le nom de Sévère.
Paix avec les Ostrogoths; ils livrent en Otage le célèbre Théodorio.
4B1t* NarboDne est livrée aux Wiaigoths» le comte Mar^ cellin s'empare de la Dalmatie et s'y forme un État. (Gii>* bon^861.)
Genséric continue de temps à autre ses descentes en Italie.
Négociation avec Léon» empereur d'Orient* (Gibboui 856.) '
468. Bataille d'Orléans» gagnée par les Francs^ com«> mandés par Gilles, sur les Wisîgoths.
Prise de Cologne.
La Batavie est confondue dans le domaine franc
464. Béorgos (?), roi des Alains» essaie de pénétrer dans la Gaule: il est vaincu et mis k mort par Rioimer.
Paix entre les Suèves, réunis sous un seul roi en Bapagne, et les Wisigoths.
Le comte Marcellin chasse les Vandales de la Sicile.
Le général Gilles est empoisonné, les Wisigoths tiennent toute la Gaule; Syagrius, fils de Gilles, tient encore à Soissons.
465. L'empereur Sévère, créature de Ricimeff est em*poisonnépar lui. Interrègne de deux ans, en Occident.
Promenades de Genséric en Italie, en Aohaïe, en Libye et en Egypte.
Childéric, roi des Francsi est rappelé; il se rend maître de Paris, tandis que les Saxons s'établissent vers Nantes et Bordeaux.
— Les Suèves embrassent l'arianisme»
— Un incendie consume une partie de Gonstantinopleb Salvien, de arseille, auteur d'un livre lamentable, De
304 jCÉSARISME ET CHRISTIANISME.
guhernatione Deù — Dieu n'est pour rien dans les aûaires de l'empire; ce sont les Césars et les évêques qui ont fait tout le mal.