ACTE II, SCENE XIL
MARTON, à genoux.
Ah ! je n'ai plus d'espoir que dans votre bonté.
DE LIMEUIL
Vous m'en imposez donc?
MARTOK.
C'est ma docilité, Mo|i entier dévoûment aux ordres de madame ' Qui me perd.
DE LIMEUIL
Vous osez compromettre ma femme!
MARTOW.
Je dis la vérité , fiez -vous à ma foi.
DE LIIMLEUIL.
Non , vous m'avez menti : vous n'êtes plus à moi.
( A part. )
Tout ceci cependant cache quelque mystère. J^ai d'horribles soupçons...
M ART ON
Calmez votre colère :
Écoutez-moi, du moins.
Parlez , je vous entends.
MARTOW.
J ai voulu l'arrêter ; j'ai résisté long-temps. Elle n'écoutait rien , ni prières , ni plaintes : Il a fallu céder, malgré mes justes craintes.... Le malheur la poursuit , s6n cœur est innocent , Et l'on peut s'oublier dans uti besoin pressant. C'est un moment d'erreur....