ACTE II, SCÈNE XIV. i8i
DE LIMEUIL
Ma fille, approchez-vous.
Vous allez de mes mains recevoir un époux. Songez qu'à des devoirs la femme est asservie. Et que vous répondez du bonheur de sa vie. C'est lui qui souffrirait de vos moindres erreurs. Craignez les passions; redoutez leurs fureurs. Egalité d'humeur, bonté, douceur, courage, Amour de l'ordre enfin, voilà votre partage. C'est des bords du tombeau , mes amis , que ma voix Se fait entendre à vous pour la dernière fois : Le jour de votre hymen j'y descendrai peut-être.... Valville, chargez-vous de rendre cette lettre*
VÂLVILLE.
Qu'avez-vous dit, mon père? Ah! vous vivrez pour nous. PeutH3n croire au bonheur, s'il n'est pas fait pour vous!
DE LIMEUIL
Je ne tiens plus qu'à vous dans la nature entière. Je finirai sans peine une triste carrière , Si vous me promettez d'adopter mes enfans.
( AngéUcpe et ValviDe le serrent dan» Itors bran. )
Des fautes de leur mère ils sont bien innocens.