‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 112 sur 365 · ACTE II, SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XIII

DE LIMEUIL

CW assez.

MARTON

Peut-être ma maîtresse....

DE LlMEUIL.

£h, qu'en puis-je espérer, à ce point de bassesse? Non, le coup est porté.

MARTON

Monsieur.. «

Retire-toié

MARTON. '

Non^ je vous dois mes soins; permettez... 4

DE LIMEUIL

Laisse^moi ; Laisse-moi, je le veux. t

MARTON, sortant.

Mon zèle est inutile ; Mais je vais tout conter à monsieur de Valville*

iSCÈNE XIIL

DE LIMEUIL, SETTLé

11 faut donc renoncer à ma tranquillité,

Quand je croyais toucher à la félicité.

Le réveil est affreux après un pareil songe 4

Le bonheur ici-bas est prestige ou mensonge.é.*

C'est trop long-temps souffrir , il faut prendre un parti,

Et rompre , mais trop tard , un tiœud tnal assorti.

i«o LA JOUEUSE.

( Il se met à son secrétaire , et écrit. )

« L'excessive bonté dégénère en faiblesse , ce Et j'abjure à jamais l'amour et son ivresse.

(nécrit.)

« Qui peut braver l'hymen, la nature et l'honneur, <c S'interdit à jamais mon estime et mon cœur. »

( n écrit. )

Elle vit pour jouer, elle n'aime personne.

Quels droits consei've-t-on sur ceux qu'on abandonne?

( Il plie sa lettre. )

Pour elle je ne vois qu'un avenir affreux ,

Et je l'ai condamnée.... Arrête, malheureux!...

Non , j'ai suivi les lois de Fexacte justice ,

Et si je lepargnais , je serais son complice.

C'est porter le courage au degré le plus haut;

C'est le coup de la mort, mais je sens qu'il le faut.

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