IX. i
aïo L^ORPHELDŒ.
que je dois te guider en tout : c'est le premier article de notre traité.
PICARD
Et il tiendra , ma Louison , j'en atteste Tamour. Termine tes portraits par celui du jeune comte d'£lmont. Quel homme est-ce?
Louisoir.
Un jeune homme charmant, qui vient de finir ses exercices.
PICARD
Et la petite Julie! hem? pas de droit du seigneur?
LOUISON
Il chérit sa mère, et regarde sa protégée comme une sœur adoptive , qu'il aime de tout son cœur. Voilà tout.
PICARD
Je vais donc habiter avec des êtres parfaits, et il . faudra devenir hypocrite.
Louisoir.
H3rpocrite ! non; mais imiter les modèles que tu auras sous les yeux , et surtout oublier , s'il est possible , que tu as servi le marquis de Verville.
PICARD
Mais à propos du marquis de Verville, il est l'intime ami de mon nouveau maître. Comment madame la comtesse s'accommode-t-elle de cette intimité ?
Louisoir.
L'amitié du jeime comte pour le marquis est le seul défaut qu't)n lui connaisse , et on espère qu'il en sentira les dangers.