SCÈNE VIII
LÉANDRE, FRONTIN
LEANDRE, lisant une lettre.
Simon ami dit vrai....
FRONTIN
C'est l'oncle ! ... Ah ! malheureux !
Il est bien excusable, il est dans l'âge heureux.... Ah! te voilà, Frontin.
FRONTIN, à part.
Il est trop vrai.
LÉANDRE
J'espère Apprendre enHn
FRONTIN, à part.
Tarare!....
LEANDRE
OÙ se cache Valère.
FRONTIN
Nous nous sommes- quittes pour certaine raison....
LEANDRE
Au fait , tu l'as lais^ ?
Mais à sa garnison ;
Toujours digne de; voua et de votre tendresse, Et servant de modèle à toute la jeunesse.
LJÊANDRE.
On m'a pourtant écrit....
Tolérer chez Nicandre un amour clandestin. Je vais le prévenir
FRONTIN
( A part. )
Mais voyez quelle r$ge !
(Haut.)
Le moyen de mentir ?... Monsieur, dans son jeune âge, N'a-t-il jamais senti ces brûlantes ardeurs Qui font et le tourment et le charme des cœurs? Vous fûtes, in'a-t-on dit, un valeureux compère.
LÉAIfDRB.
( A part. )
Il croit par ce détour justifier Valère.
(Hant.)
Je veux bien convenir que peut-être autrefois....
Âh! monsieur! TboHuneest faible, et les sens ont des droits, Ayez pour nos erreurs quelque peu d'indulgence. La plus belle vertu, monsieur....
LEANDRE
C'est la clémence ; N'est-il pas vrai?
Monsieur....
LÉANBRE.
Va y mon pauvre , garçon , Raconte-moi le fait , et sois sûr du pardon. •
FRaNTIN.
Tant de bonté me charme , et je vais vous apprendre Le plus brillant exploit qu amour puisse entreprendre : Mon mmtre est travesti.