‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 141 sur 365 · ACTE, I, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE, I, SCENE VI

LA COMTESSE

C'est au bord du précipice que votre secret vous échappe , et vous me laissez ignorer le nom de votre enfant, et le lieu de sa retraite! doit-îi avoir un autre asile que ma maison? Si c'est une fille, quelle autre V, .noi doit lui tenir lieu de mère, si la loi la conàAnne , ou si Tévènement est tel que nous le désirons, mademoiselle de Yalbourg peut-elle être plus décemment que chez moi? Dans tous les cas, mon ami, vous me devez une confiance entière.

VALBOURG.

Dès que je saurai son sort, je vous Tapprendraî. S'il est conforme à mes vœux, avec quel plaisir je vous présenterai cette enfant chérie , qu'alors il me sera possible d'avouer sans rougir. Epargnez-moi, ma» tendre amie , le chagrin et la honte de la faire paraître devant vous avant le moment décisif.

LA COMTESSE

Je n'insiste plus. L'amitié ne doit pas être exigeante. Je me bornerai à des consolations, puisque vous refusez mes services. J'aurais cru cependant qu'après les obligations que vous a mon fils, vous auriez consenti à me devoir quelque chose.

VALBOURG.

Je vous dois plus que vous ne peu Et quant

à votre fils, je n'ai consulté que mon inclination , en cultivant l'esprit et la raison d'un jeune homme aimable, qui répond si parfaitement à mes soins. Je vous avoue cependant que je suis affligé et surpris de son étroite liaison avec le marquis de Verville. Cet

aao L'ORPHEUNE.

ami ne lui convient pas; il doit s en être aperçu, et il vient rétablir dans votre château! Nous penserons aux moyens de rompre ce commerce dangereux.

LA COMTESSE

Vous me prévenez ; je voulais vous en parler : nous nous en occuperons. Livron&-nou$ à l'idée consolante d'un jugement avantageux. Mais, voici ma Julie ^' cette en&nt si digne de connaître ses parens , et de faire leur bonheur.

TALBOURG.

Je ne la vois jamais sans éprouver une émotion

LA COMTESSE

Sa vue doit vous rappeler

TALBOÛRG.

Ak! tout, madamie, touL

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