ACTE II, SCENE I
Julie n'est rien , n'a rien; mais elle a un bon cœur, et elle voudrait le partager entre vous et votre fils.
VALBOURG.
Je parlerai, Julie, je parlerai aujourd'hui, peutêtre ; j'ose m'en flatter. ( Ici (VElmont et Ferville paraissent dans le fond, et écoutent.^ J'approuve votre discrétion envers madame d'Elmont et son fils. Ne confiez à personne ce que nous venons de nous dire. • Je ne négligerai rien, soyez-en persuadée , pour assurer votre bonheur.
JULIE
Ah ! comme je vous aimerai !
VALBOURG.
Comme nous nous aimerons !
JULIE
Vous seul pouvez faire ma félicité.
VALBOURG.
Aimable enfant, c'est toi qui dois faire la mienne.
JULIE
Ah! quand nous serons mariés....
VALBOURG.
Rien ne manquera à mes vœux.
JULIE
Que vous êtes bon! que vous êtes aimable! embrassez-moi , mon ami.
( D^EImont fait an mouvement; le marqais le retient et remmène. )
VALBOURG.
Ah! Julie, quels sentimens tu me fais éprouver! Pourquoi la plus pure des jouissances est-elle empoisonnée par des craintes.... Tu serais malheureuse!....
aSo L'ORPHELINE.
Ah! qui pourra prétendre au bonheur, s'il n'est pas ton juste partage?