‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 160 sur 365 · ACTE II, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE I

Julie n'est rien , n'a rien; mais elle a un bon cœur, et elle voudrait le partager entre vous et votre fils.

VALBOURG.

Je parlerai, Julie, je parlerai aujourd'hui, peutêtre ; j'ose m'en flatter. ( Ici (VElmont et Ferville paraissent dans le fond, et écoutent.^ J'approuve votre discrétion envers madame d'Elmont et son fils. Ne confiez à personne ce que nous venons de nous dire. • Je ne négligerai rien, soyez-en persuadée , pour assurer votre bonheur.

JULIE

Ah ! comme je vous aimerai !

VALBOURG.

Comme nous nous aimerons !

JULIE

Vous seul pouvez faire ma félicité.

VALBOURG.

Aimable enfant, c'est toi qui dois faire la mienne.

JULIE

Ah! quand nous serons mariés....

VALBOURG.

Rien ne manquera à mes vœux.

JULIE

Que vous êtes bon! que vous êtes aimable! embrassez-moi , mon ami.

( D^EImont fait an mouvement; le marqais le retient et remmène. )

VALBOURG.

Ah! Julie, quels sentimens tu me fais éprouver! Pourquoi la plus pure des jouissances est-elle empoisonnée par des craintes.... Tu serais malheureuse!....

aSo L'ORPHELINE.

Ah! qui pourra prétendre au bonheur, s'il n'est pas ton juste partage?

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