‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 171 sur 365 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

PICARD, «JEUL.

Adieu, mon petit ^ard, adieu, mon ami. Deux baisers avec cela , et en Yoilà pour mes deux cents louis : c'est payer en grand seigneur... Je crois qn^Tec tout mon esprit , je viens de ikire une école. Ma foi, ce n'est pas la faute de mon esprit , si je suis amoureux; c'est celle de mpn cœur, et on pardonne toutes les l)évttes qui partent de là. Un cœm; faible , un coeur tendre, un cœur ardent ont servi d'excuse aux ph» grands hommes : pourquoi n'aurais-je pas la même prérogative , moi qui n*ai pas la sotte prétention de m'illustrer en combattant mes passions?... Mais le marquis ne se raiâra p^s à la solidité de mon i:aisonnement. Comment me tirer de là?... E3i! parbleu, rien n'est plus aisé. J'ai été indiscret par amour,' je serai vertueux par nécessité. Mon aveu à Lctuison me donne des droits à l'estime de madame d^lmont et de monsieur de Yalbourg; je me mettrai sous leur protection, et je ne craindrai plus rien du marquis... Mon début dans cette maison m'y donnera même une

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