‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 175 sur 365 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

VALBOURG, La COMTESSE.

^' » Il A COMTE S6«.

Ah! mon ami, venez à mon aide... Consoiez-moi... conseillez-moi.... aiflez-inoi à suppor^r le plus grand des malheurs pour une bonne mère , celui d'avoir un fils vicieux.

VALBOURG.

Il ne l'est pas, madame; on ne change pas en aussi peu de tonps.

LA COMTESSE

Il a VU mes tendres alarmes ; il a résisté à mes

268 L'ORPHECINE.

prières. Sa mère , presque suppliante, n'a pu lui àrra-* cher le secret de son' crime, qu'un valet vient de découvrir. Père trop tendre, vous craignez de pleurer la naissance de votre enfant. Au moins ses vertus peuvent la faire oublier : que deviendrai -je si mon fils déshonore la sienne?

VALBOURG.

Vous m'effrayez à mon tour, madame. Que se passe^t*il donc? •

LÀ COMTESSE

Mon fils , épris pour Julie d'un amour effréné , a oublié ce qu'il se doit à lui-même, ce'qull me doit, à moi, ce qu'il doit à une fille qui devait être sacrée pour lui. Il a formé le projet d'un rapt....

VALBOURG.

Il n'est pas coupable , madame. On ne passe pas ainsi de l'innocence au comble de la .perversité. Le projet n'est pas de lui.

LA COMTESSE

Je le crois comme vous. Mais qu'importe comment se commet le crime, s'il est effectivement commis?

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