SCÈNE VI
hk COMTESSE, VALBOURG, D'ELMOOT,
VALBOURG.
Vous ne l'êtes plus, jeune homme. Votre faute était de Verville ; votre repentir est de vous.
d'elmont.
Ah! monsieur.... ah! mademoiselle Je suis confondu.... anéanti.... Quoi! monsieur, vous ne m'accablez pas de reproches ?
VALBOURG.
Des reproches , quand on se repent !
JULIE
Quand on a été égaré par un faux ami ?
d'elmont.
( Il veut se jeter aux genoux de Valboarg , qui le relève. )
Monsieur, je tombe à vos genoux. Ma réparation ne peut être trop forte , ni trop authentique. Si vous saviez avec quelle légèreté je vous ai jugé ; avec quelle rigueur j'ai prononcé contre vous!
ago L'ORPHELINE,
VALBOURG.
Monsieur, je n'en suis pas surpris. La jeunesse est inconsidérée. Mais ne soyez pas plus sévère envers vous que je ne veux l'être moi-même. Madame la comtesse vous a dit tout ce qu'elle devait vous dire : oublions le passé, et embrassez-moi, mon gendre.
JULIE
Tu vois comme mon père est bon. Console-toi, mon ami , et sois toujours mon frère, jusqu'à ce que tu deviennes mon mari.
d'elmont.
Ce titre précieux est-il fait pour moi ?
JULIE
Oui, puisque tu m'aimes, et que tu me promets d'être sage.
d'elmowt.
J'en fais serment entre tes mains. C'est en t'adorant toute ma vie que j'expierai des forfaits....
JULIE
Oh! je t'en prie, ne me parle plus de cela. Mon père oublie tout : je l'oublie de même. Sois heureux, mon petit frère; je souffrirais de te voir souffrir encore.
d'elmont.
Ah! ma mère! ah! monsieur! ah! ma Julie!
Je ne sais comment exprimer Qu'il est doux de
suivre la vertu ,. et de lui devoir son bonheur! Non? je n'aurai plus une pensée que je ne la confie à ces