‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 213 sur 365 · SCÈNE XIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIIL

JÉRÔME, Mademoiselle t^é RERSAI.EC, FABRICE, DÉ FORFAKVILLE.

FORFANVILLE.

Monsieur, monsieur, point de tête-à-tête, s'il vous plaît. Respectez mademoiselle de Kersalec.

FABRICE

Je la respecte infiniment, car je vais l'épouser,

FOR F A NViLLE.

L'épouser!

FAftRICE.

Oui, monsieur, l'épouser.

3a -2 LE MARCHAND PROVENÇAL.

Et elle y consent?

FABRICE

Pourquoi non?

ÈORFAirVILLÉ.

Sans me consulter ?

FAlâiRIGE.

Est-ce vous qu'elle épouse?

FÔRi-ANVILLÈ.

Je Tai élevée.

FABRICE

Je vous en remercie pour elle.

FORFANVILLE.

Son oncle m'a remis tous ses droits.

FABRICE

Quels sont ses droits, à lui-même? Peilt-il vous rendre dépositaire d'une autorité qu'il n'a pas ?

FORFANVILLE.

Ah ! mademoiselle , je n'aurais jamais cru

FABRICE

Qu'elle fut sensible, et qu'un honnête homme pût lui plaire ?

MADEMOISELLE DE KERSikLEG.

Pardon, monsieur; mais les sentimens qui m'ont gagnée sont si purs, si raisonnables

FORFANVILLE.

( A part, ) J'enrage. ( HauL ) Voilà un mariage auquel je ne consentirai jamais.

FABRICE

Cela n'en retardera pas la conclusion.

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