SCÈNE III
FABBJCE^ Mademoiselle de KEBSALEC
FABRICE
Je rert/e, nudemoifielle, je reste. Xe onnrez pas <|u^
33a LE ]Vt\RÇHAND PROVfWeAL.
je m'éloigqe : il y a du louche, au ippips ^ d^ns ce que cet homme vient de dire. Si Forfanville était capable....
MADEMOISELLE PE KERSALEC.
Que vous importe?
Comment! que m'importe?
MAD£MblS£Li;.£ D£ KERSALEG.
Oui, monsieur, ijuand ma raisoa et mon cœur parlent pour vous.
FABRICE
Forfai^ville est un homme sans principes.
J^ADEMOISELL^ J>^ KE.igi&ALEC.
J'en ai pour lui et poiir moi , soyez ji#ranquille^
FABRICE
Tranquille quand on aime; tranquille quand on a des craintes !
3f ADSMOISEL^E BjE &ERSA(i£Ç.
Vous n'en devez point avoir, ou vous ne m'estimez pas.
FABRICE
Je ne vous estime pas! Je ne vous estime pas ! Voilà de c^ ^oses qu'on ne peut eul^end^'e de s^pg-froid. m:ademoiselle de ile^saleq.
Qu'il ne faut pas se faire dire, ou auxquelles il faut s'accoutumer.
FABRICE
Non, non, je pe m'accoutumerai pas à cela.
mademoiselle de KERSALEG.
Vous n'êtes pas raisonnable. Ecoulez-moi.
AGtÊ il, SCÈNE III. 333
FABRICE
Je n'écouté pluà rien : vous finiriez encore par arvoir raison.
.MADEMOISELLE DE K EB SA LEC, tendrement.
En êtes- VOUS fâdié ?
FABRICE
J'en serais enchanté dans toute autre occasion; mais cette affaire-ci....
MADEMOISELLE DE KERSALEC, souriant.
Vous croyez donc monsieur de Forfenville bien dangereux ?
FABRICE
Je ne dis pa^ cela.
MADEMOISELLE DE KÊRSAL!RC.
Vous supposiez donc que je puisse me prêter à ses folies ?
FABRICE
Qu'ap^lez-vofts, mademoiselle ? Je ne suis pas fort pour avoir de semblables idées.
MADEMOISELLE DE KERSALEC.
Cependant vous êtes jaloux; mais cela se passera , quand vous me connaîtrez mieux. Je vais rejoindre le jardinier; modéreîs-vous et attendez -moi. Tâchez surtout d'éviter monsieur de Forfanville.
FABRICE
Oh! ma foi...
IfADEMCfl^EtLE DE KERSALBd, af&ctufliiaeinent«
Vous me l'avez promis, vous me tiendrez parole: j'y peux compter, n'est-il pas vrai?
FABRICE
Ah ! quelle enchanteresse ! je le savais bien que vous finiriez par avoir raison.
(En sortant, mademoiselle de ILersalec présente sa main à Fabrice , qui la baise avec transport. )