‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 232 sur 365 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

De FORFANVILLE, Mademoiselle de KER- SALEC; Madame de FORFANVILLE,

écootant du fond.

Mais VOUS êtes engagée....

MADEMOISELLE DE KERSALEC.

Non pas au point de ne pouvoir plus reculer.

FORFANVILLE.

11 est certain que jusqu'à la conclusion du mariage....

MADEMOISELLE DR KERSALEC.

()n peut toujours disposer de soi.

MADAME DE FORFANVILLE.

OÙ vont-ils en venir?

FORFANVILLE.

Un bourgeois n'est pas ce qu'il vous faut. Je connais quelqu'un qui est bien plus digne de vous.

MADEMOISELLE DE KERSALE'C.

Serai-je digne de lui ?

FORFANVILLE.

N'en doutez pas. Il a des qualités intéressantes.

MADEMOISELLE DE KERSALEG.

Je le crois.

FORFANVILLE.

Il est d'une antique noblesse, dans l'âge de la raison ; il a une fortune considérable....

MADEMOISELLE DE KERSALEG.

Et il dépose tout cela à mes pieds?

FORFANVILLE.

Avec un ravissement sans égal; mais, ma petite reine, il demande quelque délai.

MADEMOISELLE DE KERSALEG.

Oh ! tant qu'il lui plaira.

FORFANVILLE.

Il n'est pas tout- à -fait maître de disposer de sa main.

MADAME DE FORFANVILLE.

Le scélérat!

MADEMOISELLE DK KERSALEC.

On est quelquefois arrêté par des obstacles cruels.

MADAME DE FORFANVILLE.

La petite personne est traitable.

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