ACTE II, SCE>E X
FORFAR VILLE, à pnt.
Voilà qui va ie mieux du monde. ( Haut. ) Il ma prie....
MADEMOISELLE DE KERSALBC.
Il vous a prié....
FORFAX VILLE.
De lier avec vous une correspondance....
MADEMOISELLE DE KERSALEC.
Et VOUS y avez consenti ?
FORFANVILLE.
Peut-on refuser quelque chose à ses amis ?
MADEMOISELLE DE KERSiLLEC.
Ah ! VOUS êtes amis ?
FORFANVILLE. •
Nous sommes inséparables.
MADEMOISELLE DE KERSALEC.
U est étonnant que je ne le connaisse pas.
FORFANVILLE.
Vous le connaissez, friponne.
MADEMOISELLE DE KERSALEC.
Vraiment?
FORFANVILLE.
Quoi ! vous ne devinez pas ?
MADEMOISELLE DE KERSALEC.
Pas du tout.
MADAME DE FORFANVILLE.
Comme elle conduit à son but , la rusée !
FORFANVILLE.
Voilà , mon adorable , ce qui va le faire connaître.
MADEMOISELLE DE KËRSALEG.
Un billet?
FORFANVILLE.
Qui peint bien faiblement ses tendres sensations. Daignez-vous l'accepter, adorable Bretonne?
MADEMOISELLE DE KERSALEC.
Ce qui vient de votre main ne peut m'être suspect.
MADAME DE F O R F A IT V I L L E , arrachant le billet.
Non pas à vous ; mais bien à moi , mademoiselle.
(Mademoiselle de Kersalec s'enfuit.)