BAZILE, CAROLINE, CÉCILE
( Bazile et Caroline sont assis. Caroline trayaSlIe. Cécile jour* ^ar les genoux de sa mère. ) *
CAROLINE, tristement.
JLl ne vient pas !
Dame , au métier qu'il fait , on n'est pas tdujdût^s maître de soi.
CAROtltlï:.'
Malheureux Charles!
BAzrtÈ.
Vous le plaignes toujours, et, tenez, Caroline^ j^ n'aîai6ns pas ça. Charles gagné tout de qu'il véUt. Il a Wn certain air, li.... qui feit qU*otl 1^ ptifëv^ 6 tous
37îi CHARTES ET CAROLINE.
les commissionnaires du quartier. Je n'en sommes point jaloux , il mérité son bonheur; mais au moins ne faut-i' pas se plaindre quand la fortune nous rit.
CAROLINE
Quand la fortune nous rit ! Ah ! Bazile !
BAZILE
Oh !,.. Encore des lamentations. Il faut que je vous aimions ben pour écouter tout ça, car c'est si déraisonnable, si déraisonnable , voyez -vous , qu'en conscience je n'y comprenons rien.
CAROLINE
Je le crois , Bazile ; mais moi qui suis cause de tout, moi qui...;.
BAZILE
Moi qui suis cause de tout, moi qui.... V'ià vingt fois qu'vous voulez parler, et qu'vous vous arrêtez tout court. Queuque tout ça veut dire ?
CAROLINE
Ah ! depuis si long-temps je dévore mes chagrins...
BAZILE
Raison de plus pour laisser là la crainte et la feintise.
CAROLINE
Mais Charles approuvera-t-il....
Vous seriez tous deux d's'ingrats , si vous aviez des séôrets pour moi. Charles , Charles me connaît mieux qtiè vous. T sent ce qu'i m'doit, et i' me regarde comitie son meilleur ami. En effet , n'est-ce pas moi