ACTE I, SCÈNE L SyS
qui l'ai fait ce qu'il est ? Je Tons recommandé à nos pratiques , parce que je l'i ons reconnu de l'intelligence , et qu'il est porteur d'une figure qui annonce de l'honnêteté. Vous étiez tombés ici comme des nues. Charles pleurait sur vous , vous pleuriez sur vot'enfant;j'onsvuvos larmes, et je vous ons recueilli tous trois. Ce n'est pas un reproche, au moins, car j'otis trouvé du plaisir à ça. J'avons dit : Y sont trois, et je sommes seul ; ils ont besoin , et je ne manquons de rien ; les riches les repoussent; idh ben , morguène, je les aiderons, i' me devront leux pain, et j'en ferons d's'amis. Au lieu de répondre à ce que j'atteudions , vous souffrez , Caroline , vous soupirez devant moi , et vous vous taisez ! Vous ne m'aimez pas ; non , vous ne m'aimez pas.
CAROLINE
Ah ! Bazile, je ne vous aime pas! Et se passe-t-il un seul jour que je ne vous parle de ma reconnaissance?
BAZILE
Oui , vous m'en parlez ; mais vous ne me la prouves pas. Ce silence....
CAROLINF.
Peut être agréable à mon époux. Son nouveau métier....
, BAZILE
Hé ben, son métier? Croyez -vous qu'il d'shonore donc? Tout métier qui nourrit son maître, et qui ne coûte rien à la conscience, est un métier qu'on peut fî»ire et avouer sans honte.
CAROLIJVE.
Oui; mais sa naissance....
BAZILE
Sa naissance!... £st*i' fils ^un prince? Mais, s'rait4* fils d'un roi , drès qu'il est sans ressources , i' n'en est que pus estimable en nourrissant de ses sueurs sa femme et son enfant.
CAROLINE
Ah ! Baziie , comme vous me pressez !
• BAZIL^.
C'est que j'souffrons de vous voir souffrir, et que j'ons le droit de partager vos peines , si je n'pouvons les soulager.
CAROLINE
Eh bien, mon ami....
BAZILE
Oui , Caroline , oui , je suis vot'ami ; c'est le mot.
CAROLINE
Hé bien , mon ami , je vais vous satisfaire. Vous ne vous plaindrez plus de ma réserve. Elle pèse à mon amitié, et ce que vous avez fait pour nous....
BAZILE
Laissez ça , laissez ça. Je ne Tons fait que parce que j'oDS cru qu'en pareil cas j'aurions reçu, de vous les mêmes services. C'est tout simple, ça. Faut que les pauvres s'aidiont entre eux , pis'qu'les autres n'y prennont tant seulement pas garde. Allons, voyons, queuqu'i' vous manque encore ? Si je l'avons , c'est comme si c'était à vous. Parlez , j'écoutcHis.