‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 263 sur 365 · BAZILE^ CAROLINE, CÉCILE · texte numérisé non relu

BAZILE^ CAROLINE, CÉCILE

CAROLINE

Hé bien , Bazile , que dites-vous de cette aventure ?

BAZILE

Ça promet. •

CAROLINE

Et cela m'afflige. La crainte seule de perdre un protecteur Ce comte que nous ne connaissons pas;

ses offres que nous n'avons pu mériter ; cette bienfaisance si rare , et qui vient au-devânt de nous.... Tenez, Bazile, au premier mot du domestique, j'ai éprouvé un serrement de cœur....

BAZILE

Ah , vous êtes toujours comme ça.

Il me semblait voir un émissaire du comte de Yerneuil.

BAZILE

Ah, VOUS en revenez toujours là! Ce comte de Verneuil, est-ce un tigre, est-ce un diable? C'est un homme , c'est un père.

CAROLIITE.

Il est furieux.

BAZILB.

. Il s'apaisera.

CAROLIICE.

Je n'ose l'espérer.

BAZILE

Et vous avez tort. D'ailleurs , il est loin , et quand i' serait ici , vous avez épousé sbn fils sans son consentement: c'est eune faute, c'est pas un crime. N'at-i' pas été jeune , vot' beau-père ? N'a-t-i' pas fait des frasques aussi ? les a-t-il oubliées ? Et pis , n'êtesvous pas sage , n'êtes-vous pas jolie ? Tout ça ne vauty pas ben queuques écus ? Laissons faire le temps : c'est un grand maître , il arrange tout. J'entends Charles. Écoutez comme i' monte l's'escaliers en courant. Ah ! vous riez , Caroline. Le fils va faire oublier l'père.

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