‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 264 sur 365 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

GAROLIITE.

Charles , vous me repoussez !

CHARLES

Qu'as-tu dit ?... Ma Caroline.... ma femme.... pardonne à mon trouble , à ma terreur.

CAROLINE

Ciel ! A quoi dois-je m'attendre ?

CHARLES

Mon père est à Paris.

CAROLINE, tombant dans les braf dm son mari.

Je me meurs.

CHARLES

^ Bazile, mon ami, ne m'abandonnez pas.

l^AZILE.

Non, mon garçon; non, jamais.

Clé C I L E , se jetant après sa mère.

Ma bonne maman!

CAROLINE, feTpniint k «U«.

Ton père est à Paris !

CHARLES

D'hiQc ^\i soir. Je viens de rencontrer mon frère, ce frère que j'^i tant aimé « que je n'ai pas vu depuis dix ans, qui occupe ma place dans la maison pater** nelle, et qui peut-être...

Jljju CAROLINE, vivement.

^Qui peut-être?

BAZILE

Est un bon , un excellent frère.

CHARLES

Il m'a contraint à lui donner mon adresse. Il veut

^go CHARLES ET CAROLINE.

me parler. Que me veut-il? Qù'a-t-il à m'app rendre? Il paraissait attendri; il me plâipt sans doute, et ne peut me secourir.

CABbLINE.

Malheureux ! Qu'a vons-hous fait !

CHARLES.'

Mon père est à Paris ! Ç*est moi qu'il y cherche , p'est moi qu'il veut frapper" '

BAZILE. ' '

Ça n'se peut |>as. - ;

Mon frère.... Que va-tril mè proposer? Ma Caroline... ma 'décile... ma femme,- mon enfant, de la ponstance , du courage : Finstônt décisif approche.

CAROLÏNfe: . ;

Charles, je ne vous rappellerai pas vos promesses. Vous vous souvenez du jour oïl je voiis dbttnai ma main. Ma résistance , mes réflexions doivent vous être toujours présentes. Tai prévu tout ce qui àtrive aujourd'hui ; vous combattîtes mes craintes , vous opposâtes le tableau du bonheur i là peinture déchirante que je mis sous vos yeux. Je Vous aîihais... ah! comme je vous aime encorfe! Docile a la Voix de l'amour, je cédai au désir de faire un époux d'mi

amant adoré ; je me rendis à vos vœux , ou plutiflà

mon cœur. Charles, je ne m'en repèns pas, peutêtre ne m'en repentirai-je jamais.

BAZII/E.

Oh ! de ca , i'en sommes ben sûr.

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