‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 296 sur 365 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

VERNEUIL piRE, CHARLES, BAZILE,

CAROLINE, dans le fond.

VERNEUIL père.

Malheureux , qu'as-tu dit ? Tu accuses de tyrannie un père qui va au-devant de toi, qui ne profère que des paroles de paix, qui la porte dans son sein^ et qui veut la faire passer dans le tien. Sais-tu que j'ai fait tout ce que tu pouvais attendre d'un père indulgent et sensible ; que le mépris de mes bontés va rallumer les sentimens de vengeance que je voulais étouffer? Ne crains-tu pas, fils ingrat et dénaturé, que la malédiction du ciel , cette malédiction que tu as pu invoquer, ne soit précédée de la mienne?

CAROLINE, a part.

Ah! malheureuse!

CHARLES

J'en mourrais peut-être; mais je la recevrais avec la fermeté du courage, et la résignation qu'inspire l'innocence.

VERNEUIL père.

L'innocence qui brave un père!

CHARLES

Un père qui exige l'impossible.

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