‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 306 sur 365 · ACTE III, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IX

L£ COMTE

Je VOUS demande pardon , mon ami , de vous avoir /-

donné un conseil qui paraît vous déplaire, mais que vos instances m'ont arraché. .-•

VERITEUIL père.

Faire renfermer mon fils !

LE COMTE. • 7

N'en parlons plus, mon ami, n'en parlons plus. J'ai eu tort de me mêler de cette affaire, et je....

VERITEUIL père.

Non , Préval , non. Vous voyez mieux que ^^oi , ' sans doute: vous n'êtes pas aveuglé par cette tendresse qui se révolte à la seule idée d'un enfant dans les fers.

LE COMTE

Il serait un moyen d'abréger sa détention , et de vous mettre à votre aise.

VERNEUIL père.

Lequel ? Je l'adopte sans balancer.

Charles enlevé , Caroline et son enfant sont à votre discrétion. Vous placerez l'un dans des mains étrangères , et sous un nom supposé ; vous éloignerez l'autre , à qui vous paierez une modique pension, à condition qu'elle se conduira selon vos vues , et sa misère est un sûr garant de sa docilité.

VERNEUIL pèr«.

C'est que tout cela nécessite des procédés si durs , si cruels! Charles fera tôt ou tard des perquisitions...

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