ACTE IV, SCÈNE IL
ton choix, je vais l'être du . consentement de mon père. Si tu savais l'effet qu'a produit ton noble dévouement; si tu savais qu'il t'aime, qu'il te plaint, qu'il en convient; si tu savais enfin qu'il m'estime, qu'il m'a promis;...
BAZILE
Doucement, doucement; il n'a rien promis encore.
CHARLES
Il n'a rien promis encore ? Un père menaçant qui s'adoucit, qui reçoit des marques de ma tendresse, qui m'en donne de la sienne , n'est pas un père désarmé et vaincu? Que peut^il davantage?
BAZILE
Signer, mon ami, signer,
CHARLES
Il signera, je n'en saurais douter. Si son cœur n'eût été touché, ses discours, ses gestes, son émotion apparente seraient le comble de la duplicité , et mon respectable père en est incapable.
CAROLITTE.
Mon ami , il a reçu mon sacrifice.
CHARLES
La réflexion le lui a fait rejeter.
CAROLIIVE.
J'ai lu dans le cœur de ton père.
CHARLES
Les apparences t'ont trompée.
CAROLIIYE.
Tu le veux ? Hé bien , mon ami , je me livre à l'espoir
qui te séduit ; il m'est trop doux de le partager, poun le coitibattre.
CHARLES
Oui, Caroline, nous pouvons nous y livrer; mon père est rendu, je le répète, je ne peux en douter, ^t nous touchons au moment du bonheur.